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Archive for manières de critiquer

UNE, manières de critiquer, recherches

2 06 2012

Suite au colloque "Et voilà l’travail !", qui a eu lieu au CNAM (Paris) le 4 février dernier, et avant ma prochaine intervention à Saint-Brieuc le 18 octobre, voici la problématique de ma recherche en cours (avec corpus et bibliographie).

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UNE, manières de critiquer

16 03 2012

Bernard Desportes, Le Présent illégitime. Réflexions sur une écriture de l’impossible, éditions La Lettre volée, Bruxelles, 2012, 112 pages, 16 euros, ISBN : 978-2-87317-381-4.

Cher Bernard,

« Comment nous attarder à des livres auxquels,
sensiblement, l’auteur n’a pas été contraint ? »
(Georges Bataille, Le Bleu du Ciel).

Je tiens tout d’abord à te dire tout le plaisir que j’ai eu à lire cet essai stimulant dont le titre résonne comme un insolent (r)appel – et dont, en 2009, j’avais publié en avant-première le troisième chapitre, « Écriture et liberté. » J’y retrouve les échos de nos discussions autour de lectures et d’interrogations communes – débats passionnés, tant sont vifs chez toi l’attrait pour le théorique et le sens de l’hospitalité critique (très vite, j’ai compris que tu fais partie des rares écrivains pluridimensionnels/polygraphes : plume acérée, pensée subtile, critique engagée). Interpellé par la dédicace, j’ai voulu poursuivre un dialogue amorcé en 1999 lors d’un colloque organisé avec Francis Marcoin à l’Université d’Artois (Manières de critiquer, APU, 2001) et poursuivi lors de nombreuses rencontres, publiques ou privées, de la Journée d’études que j’ai coordonnée en 2006 (Bernard Desportes autrement, APU, 2008), ou encore du long entretien paru sur le site sous le titre de « Roman (et) critique » (2008). Ainsi impliqué, à la chronique j’ai préféré la lettre ouverte, du seul fait qu’elle correspond à la nature d’échanges placés sous le signe d’une amitié qui fait prévaloir la connivence critique sur la complaisance.

Click to continue reading "[Manières de critiquer] L&#8217;écriture au présent : tensions et irritations. Lettre ouverte à Bernard Desportes à propos de <em>Le Présent illégitime</em>"

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UNE, chroniques, manières de critiquer

7 09 2011

De Roger Giroux (1925-1974), je dirai d’entrée, avec le sentiment d’avoir tout dit, que c’était un homme qui se coupait lui-même la parole (pour reprendre une formule de Lichtenberg). De ce que je vais entreprendre dans ce « Feuilleton(s) un », je dirai juste que lorsque l’essentiel est en question, un froid entendement technique (Novalis) est la seule voie de salut.

Parmi les amis de Libr-critique, il en est qui apprécient Giroux comme un très grand poète, il en est d’autres qui le connaissent sans l’aimer, ce qui est bien leur droit. Il y a aussi ceux qui le situent, comme ont dit, dans l’écriture des seventies françaises, marquées au blanc et à l’ellipse..

Et puis il y a Maurice Roche et Edouard Glissant, dont le numéro 17 de Fusées nous rappelle qu’ils furent (avec Pichette) ses amis, fondant ensemble la revue Éléments – Glissant soulignant  qu’ils étaient « partisans du travail sur le langage (…) et la rhétorique poétique », ce qu’à l’époque les gens détestaient » (p. 53-54).

Et puis il y a l’autre ami, à qui il écrivait dans une lettre qu’il n’envoya pas : « rien de cela n’existerait si vous n’étiez pas là, de l’autre côté du monde, à portée de ma voix. » (dans L’arbre le temps, suivi de Lieu-Je et de Lettre, Mercure de France, 1979, p. 139) : Jean Daive, qui est littéralement élu responsable de la possibilité même d’une expérience d’écrire au plus haut point risquée, dont l’intensité procède autant de la mystique du Néant que de Mallarmé (avec qui on n’en finira jamais).

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Livres reçus, UNE, manières de critiquer

22 06 2011

Voici la seconde partie de la longue analyse philosophique de Sébastien Ecorce, qu’on gagnera à lire en regard du texte de Mathieu Brosseau. [Lire la première]

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Livres reçus, UNE, manières de critiquer

11 06 2011

Mathieu BROSSEAU, Uns, préface de Jean-Luc Nancy et dessins de Winfried Veit, Le Castor astral, juin 2011, 104 pages, 12 euros, ISBN : 978-2-85920-863-9.

Peu après la parution de La Confusion de Faust, que nous avions saluée, voici Uns, livre dont l’importance nous incite à publier en deux temps la longue analyse philosophique de Sébastien Ecorce et à vous en faire écouter des extraits lus par Jean-François Baille. [De Mathieu Brosseau, on lira en parallèle sur le site "Autobiographie du Nous" et «Portrait d'un "travailleur perdu de la langue" » - entretien en deux parties]

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UNE, manières de critiquer

1 04 2011

Richard MILLET, L’Enfer du roman. Réflexions sur la postlittérature, Gallimard, automne 2010, 280 pages, 18,90 €, ISBN : 978-2-07-012969-0.

Trois ans après la publication des Actes du colloque international organisé à l’université d’Artois, Richard Millet, La Langue du roman, et à la veille de notre Rencontre Libr-critique sur les formes narratives actuelles, revenons sur l’intéressant essai de Richard Millet paru il y a six mois environ, dont le titre est tout à fait significatif.

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News, UNE, manières de critiquer

26 03 2011

LES RENCONTRES DE LA BIBLIOTHÈQUE MARGUERITE AUDOUX (10, rue Portefoin 75003) : SAMEDI 2 AVRIL 2011, DE 14H À 16H. LE RENOUVEAU ROMANESQUE. POÉTIQUES NARRATIVES CONTEMPORAINES : FORMES CRITIQUES. Une rencontre inédite proposée par LIBR-CRITIQUE, animée par Fabrice THUMEREL (en collaboration avec Mathieu BROSSEAU). Invités : Bernard DESPORTES, Pierre JOURDE, Mathieu LARNAUDIE et Christian PRIGENT. Débat agrémenté par la lecture d’extraits d’œuvres majeures.

Suite à l’annulation de ce même événement inédit le 30 octobre dernier pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous avons le plaisir de vous convier samedi prochain à cette rencontre-débat que nous avons eu le temps d’enrichir encore. Vu qu’elle s’inscrit dans notre work in progress sur les nouvelles cartographies romanesques, il ne s’agira nullement d’un énième débat sur "le roman", mais d’une interrogation sur les formes critiques que prennent aujourd’hui les poétiques romanesques.

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UNE, manières de critiquer

11 02 2011

Patrick Marot dir., Julien Gracq, vol. 6, Les Tensions de l’écriture. Adieu au romanesque [p]ersistance de la fiction, Lettres Modernes Minard, coll. "La Revue des lettres modernes", Caen, 2008, 265 pages, 24 €, ISBN : 978-2-256-91131-6.

Déborah Heissler a tenu à revenir en détail sur le sixième volume que "La Revue des Lettres Minard" a consacré à Julien Gracq (1910-2007) : façon de faire le point sur les diverses manières de critiquer qui se sont exercées sur l’œuvre exigeante de l’écrivain et critique.

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UNE, manières de critiquer

7 07 2010

 

Chants populaires de Philippe Beck
Une approche de "Réversibilité"

Jean-Nicolas Clamanges

Depuis Poésies didactiques (Théâtre typographique, 2001), Beck s’emploie à réarticuler du lien entre pensée et poésie, sous horizon de quête de vérité : conception certes méditée à partir du romantisme allemand, mais attentive pour aujourd’hui à l’exigence de forme qu’implique artistiquement – envers et contre tout – le chaos de l’époque. Ainsi de la récriture de 72 contes de Grimm dans Chants populaires (Flammarion, 2007), qui prend en charge leur teneur mythique éparpillée en même temps que la nécessité de mesurer la distance qui nous en sépare. Il s’agit donc de "dé-moraliser" ces contes, en en détour(n)ant "la matière passée, bronzée, / débrimée, / car beaucoup est à dire / sur la façon de tout dire / de certains anciens, / ou d’anciens modernes" (Poés. did., p. 24 et 38). Autrement dit : "façonner la leçon future qui s’appuie sur de beaux enseignements épuisés" à une époque où "le cours de l’expérience a chuté" (W. Benjamin). Ainsi, les Chants populaires assèchent les contes, les essorent, les refont : "Le chant intense est un chant qui [...] détend et retend les données, fait l’unité des données anciennes ou antiques et des données de la vie moderne" (Entretien au Matricule des Anges, n° 81, 2007). On voit bien le programme, mais qu’est-ce que ça donne dans l’écriture ? J’ai voulu aller y voir en choisissant un Chant dont tout le monde a en mémoire le conte qu’il récrit (Blanche-Neige), et dont le titre : "Réversibilité", semble emblématique d’une poétique.

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UNE, chroniques, manières de critiquer

19 06 2010

En ce jour où Sandra Moussempès va recevoir le prix Hercule de Paris (lors du Marché de la poésie, au stand Flammarion, entre 18H et 20H), et suite à la contribution de Mathieu Nuss et aux deux parties de l’entretien, voici une lecture de Photogénie des ombres peintes (Flammarion, automne 2009 – POP) qui la met en relation avec le reste de l’œuvre comme avec d’autres pratiques du champ poétique contemporain, tout en dressant un portrait oblique de celle dont "les yeux sont d’une autre vie" (Exercices d’incendie, Fourbis, 1994, p. 53 – EI), qui occupe l’espace & le monde existant sans se trouver à l’intérieur de ce monde (cf. Captures, Flammarion, 2004, p. 130 – C) et sans nul doute "collectionne les flacons de mémoires suturées" (POP, 136) – de celle pour qui "chaque chose vue est entourée de parenthèses" et qui souhaite faire le vide dans tout ce qui ordinairement "remplit les livres" : "Les histoires de couple, les sérigraphies, les principes éducatifs, les théories, la surenchère, les médias, l’émission littéraire du héros, sa femme et la façade, les décoctions historiques, les mythologies" (POP, 120 et 127).

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