UNE, chroniques
4 04 2013
Christian Prigent, L’Archive e(s)t l’œuvre e(s)t l’archive, Supplément à la Lettre de l’IMEC, coll. "Le Lieu de l’archive", hiver 2012, 32 pages.
A l’occasion du dépôt de ses archives à l’Institut Mémoires de l’Edition Contemporaine (IMEC), Christian Prigent a écrit cet
opuscule qui permet de faire le point sur sa fabrique scripturale comme sur son rapport à la Bibliothèque et à la critique génétique : après le volume Christian Prigent, quatre temps, voici donc le deuxième volet de la réouverture pour inventaire. De quoi s’agit-il ? Celui qui n’a jamais fait part du moindre intérêt pour la question des archives distingue trois types de documents : un dossier lacunaire comprenant brouillons et états divers de ses manuscrits ; les archives dites "familiales" (photos d’enfance et lettres essentiellement) ; des archives sonores et textuelles concernant les avant-gardes et les écritures expérimentales depuis les années 70 (cassettes audio, revues, affiches et programmes de multiples manifestations et colloques…), auxquelles s’ajoutent un ensemble étiqueté "socio-politique", qui témoigne du contexte des années 50-60 et des activités paternelles au sein du PC. Nous attend une surprise de taille : celui qui a fait son entrée dans le champ littéraire en un temps qui proclamait la mort de l’auteur n’est pas prêt à renoncer aux privilèges de l’auctor.


En attendant la sortie ce mercredi du très attendu Témoignage de l’objectiviste américain Charles Reznikoff (P.O.L) et de retrouver Libr-critique ce jeudi lors de la Rencontre
Annie Ernaux, L’Atelier noir,
jusque La Place (1984), dont il ne lui reste que les feuillets non repris dans la version publiée et le roman commencé sur son père, elle ne garde pas ses manuscrits et brouillons ; depuis Une femme (1986), elle « conserve tous les brouillons, et depuis La Honte, premier texte saisi sur ordinateur, une grande partie des tirages » (entretien avec l’auteure). Un passage de L’Atelier noir, dans lequel le futur antérieur programme un effet de lecture, va nous permettre de saisir tout l’intérêt qu’il y avait pour elle à publier, après une partie de son journal intime (Se perdre en 2001, en plus de quelques fragments en revues), son journal d’écriture : « Ce qui sera bouffon, si on publie un jour ce journal d’écriture, en fait de recherche à 99%, c’est qu’on découvrira à quel point, finalement, la forme m’aura préoccupée. Bref, ce qu’ils appellent la littérature » (p. 125). Nous entraîner dans son laboratoire d’écriture, c’est souscrire à la définition flaubertienne – qui deviendra un canon de la modernité – de la littérature comme souci de la forme, et par là même répondre à ses détracteurs qui l’accusent de « facilité ».
Avant de passer aux articles sur chacune d’elle, voici un aperçu des quatre dernières publications d’
Au moment où nous apprenons que La Main courante pourrait être reprise – au moins pour un temps -, nous vous proposons la seconde partie de l’hommage écrit dans le pur style courtousien. [
Voici la seconde partie de la longue analyse philosophique de Sébastien Ecorce, qu’on gagnera à lire en regard du texte de Mathieu Brosseau. [
Le festival a eu lieu en janvier 2007 à La Malterie à Lille avec Emmanuel Rabu, Sylvain Courtoux, Michel Giroud, Philippe Boisnard, Hortense Gauthier, etc. En cliquant vous accédez à toutes les vidéos.
Le festival a eu lieu en juillet 2007 à Périgueux. Nombreuses lectures [Veinstein, Blaine, Cadiot, etc] et interviews. En cliquant vous accédez à toutes les vidéos.
Le festival a eu lieu en février 2007 à Limoges. Cela marquait le renouveau d'Aldante. En cliquant vous accédez à toutes les vidéos.
Le festival a eu lieu en mai 2007 à Paris. Festival international qui était pour la première fois organisé en France. En cliquant vous accédez à toutes les vidéos.
[Présentation de Libr-critique]






