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News, UNE

11 03 2013

Les mercredi 20 et jeudi 21 mars 2013 aura lieu à l’Université d’Artois (rue du Temple à Arras, amphithéâtre Jacques Sys) le symposium international sous la direction de Brigitte Buffard-Moret : "Bons mots, jeux de mots, jeux sur les mots : de la création à la réception" – une promenade du XVIIe au XXIe siècle dans tous états et toutes langues.

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UNE, entretiens

8 12 2012

Suite au premier volet de ce Dossier, qui présentait les quatre parutions dont Carole Aurouet est le maître d’œuvre, nous la remercions vivement de nous avoir accordé cet entretien très complet sur "l’ami Prévert" – et son pré toujours aussi vert… Les deux prochains volets seront consacrés à l’héritage Prévert.

Cet après-midi à 16H, on ne manquera pas la Rencontre avec Carole Aurouet à la Librairie de la Cinémathèque française (51, rue de Bercy 75012 Paris).

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UNE, chroniques

11 05 2012

"Les Horizons perdus de Stanislas Rodanski", exposition à la Bibliothèque municipale de Lyon Part-Dieu, jusqu’au 20 août 2012 / Stanislas Rodanski, éclats d’une vie, par Bernard Cadoux, Jean-Paul Lebesson et François-René Simon, éditions Fage, Lyon, avril 2012, 200 pages, 129 illustrations (DVD offert : Horizon perdu), 28 €, ISBN : 978-2-84975-258-6.

À l’âge de vingt-six ans, Stanislas Rodanski s’est laissé interner dans un hôpital psychiatrique, pour y poursuivre jusqu’à la fin de sa vie, vingt-huit ans plus tard, sa quête du Val sans retour – c’est-à-dire son œuvre. « Sait-on ce que c’est qu’écrire ? Une ancienne et très vague mais jalouse pratique, dont gît le sens au mystère du cœur. Qui l’accomplit, intégralement, se retranche », écrivait Stéphane Mallarmé ; mais c’est jouer la vie à quitte ou double : écrire ou rien. Or ce que démontre à l’évidence l’exposition consacrée à l’auteur de La Victoire à l’ombre des ailes par la bibliothèque municipale de Lyon, c’est l’ampleur vertigineuse de sa production ainsi que la permanence de son inspiration : on y accède par éclats au vaste massif des textes encore impubliés : ceux du fonds Rodanski à la bibliothèque Jacques Doucet, les très nombreux carnets et cahiers de l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu, ou encore le mythique Cahier Imago (écrits et collages). Il faut donc se rendre d’urgence à cette exposition qui révèle la fulgurante présence, aujourd’hui, de Rodanski.

Jean-Paul Lebesson et Bernard Cadoux avaient éprouvé la nécessité, en 1977, de le rencontrer à Lyon (il vivait depuis 1953 à l’hôpital Saint-Jean-de-Dieu, abandonné de sa famille autant que de ses congénères écrivains – sauf rares exceptions dont Gracq, Claude Tarnaud, François Di Dio qui éditait La victoire à l’ombre des ailes et d’autres textes au Soleil noir, en 1975). Cela devint un entretien régulier, deux films en sortirent, et puis un beau livre écrit à trois mains (avec François-René Simon) : Rodanski, éclats d’une vie, dont l’exposition est, en quelque sorte, le déploiement. Un livre superbement illustré de collages, de photos et de manuscrits reproduits, qui offre une synthèse passionnante de l’information aujourd’hui disponible sur la (les) vie(s) d’écriture de Rodanski. Parmi les inédits publiés dans ce livre, on s’arrêtera en particulier sur les pages violemment splendides intitulées Trois Fois Rien, inspirées par sa déportation en Allemagne, dans un camp de travail forcé. Enfin, nous est offert – last but nos least – le DVD d’Horizon perdu, film aussi sobre qu’émouvant réalisé par J.-P. Lebesson et B. Cadoux à l’hôpital Saint-Jean, sur une fabulation orale de Rodanski, interprétée par Gabriel Monnet.

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UNE, chroniques

22 03 2012

Le précédent feuilleton se terminait par la citation de la mystérieuse séquence d’ouverture du premier recueil publié de Roger Giroux : L’arbre le temps. On voudra bien la relire avant de s’engager dans l’étape finale de ce parcours de lecture engagé à partir des dernières œuvres aujourd’hui publiées, comme une déclinaison à rebours d’un mouvement d’écriture incessant – quoiqu’en un sens parfaitement immobile. En effet, dès le départ (qui est un bond définitif vers la mesure pour rien qui précède tout commencement), la poésie de Roger Giroux se rêve comme un espace infini dont le centre serait partout en chacun de ses points, car le temps – par hypothèse – n’y aurait plus cours :

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UNE, chroniques, manières de critiquer

7 09 2011

De Roger Giroux (1925-1974), je dirai d’entrée, avec le sentiment d’avoir tout dit, que c’était un homme qui se coupait lui-même la parole (pour reprendre une formule de Lichtenberg). De ce que je vais entreprendre dans ce « Feuilleton(s) un », je dirai juste que lorsque l’essentiel est en question, un froid entendement technique (Novalis) est la seule voie de salut.

Parmi les amis de Libr-critique, il en est qui apprécient Giroux comme un très grand poète, il en est d’autres qui le connaissent sans l’aimer, ce qui est bien leur droit. Il y a aussi ceux qui le situent, comme ont dit, dans l’écriture des seventies françaises, marquées au blanc et à l’ellipse..

Et puis il y a Maurice Roche et Edouard Glissant, dont le numéro 17 de Fusées nous rappelle qu’ils furent (avec Pichette) ses amis, fondant ensemble la revue Éléments – Glissant soulignant  qu’ils étaient « partisans du travail sur le langage (…) et la rhétorique poétique », ce qu’à l’époque les gens détestaient » (p. 53-54).

Et puis il y a l’autre ami, à qui il écrivait dans une lettre qu’il n’envoya pas : « rien de cela n’existerait si vous n’étiez pas là, de l’autre côté du monde, à portée de ma voix. » (dans L’arbre le temps, suivi de Lieu-Je et de Lettre, Mercure de France, 1979, p. 139) : Jean Daive, qui est littéralement élu responsable de la possibilité même d’une expérience d’écrire au plus haut point risquée, dont l’intensité procède autant de la mystique du Néant que de Mallarmé (avec qui on n’en finira jamais).

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UNE, manières de critiquer

20 05 2010

"Un cri barré de foudre" : et si c’était juste le moment de relire Duprey ?

Jean-Nicolas Clamanges

"Si quelqu’un veut la parole, je lui passe volontiers la mienne, laquelle se trouve comprise entre le bruit et le silence (toutes vérifications faites)" (Jean-Pierre Duprey, fin du manuscrit de Spectreuses II).

Jean-Pierre Duprey (1930-1959) est l’auteur de plusieurs recueils fulgurants parus entre 1950 et 1970 aux éditions du Soleil noir. Il est encore assez mal connu, quoique son audience n’ait cessé de grandir, comme en témoigne la publication de ses Œuvres complètes aux éditions Christian Bourgois en 1990 puis dans la collection "Poésie/Gallimard" (1999). Découvert par André Breton, qui donne quelques-uns de ses textes dans l’Anthologie de l’Humour noir, très lié au peintre Jacques Hérold, il fréquente, sans allégeance, la génération surréaliste d’après-guerre. Rimbaud, Lautréamont, Jarry, Artaud inspirent fortement son écriture mais son entreprise leur reste irréductible. Il écrit notamment Derrière son double, La Forêt sacrilège, Les États-Réunis du métal aux chutes communes du feu, Réincrudation, La Fin et la Manière – et se suicide. Sa pratique approche celle de Michaux (Duprey est également sculpteur : cf. ci-dessous, Untitled, 1958)), plus encore celle de Bernard Noël, comme l’a montré Jean-Christophe Bailly : « la pensée, lorsqu’elle va au fond, trouve le corps, et lorsqu’elle va au fond de l’identité elle trouve le vide. (…) Et dans ce vide nocturne, extrémité blanche du délire où Bernard Noël voit "le bord de la mort", les mots ne pèsent plus, ils sont vraiment la dernière trace, le dernier souffle. (…) À ce niveau, le "compte rendu" n’est plus séparable de ce dont il rend compte : le vécu, la traversée, la pensée. La poésie n’est plus alors l’écho lointain de l’expérience, elle en est la trace vivante, et même, d’une certaine façon, le moyen » (Jean-Pierre Duprey, Seghers, 1973, p. 47).

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UNE, recherches

12 11 2009

Suite à notre présentation du colloque international qui s’est déroulé à Bologne (Italie) les 17 et 18 septembre 2009, voici le compte rendu qu’en propose l’une des participantes, Maria Chiara Gnocchi. Vu l’intérêt du sujet, il nous semble capital d’en évoquer les grandes lignes avant même de recenser les Actes dès leur publication.

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UNE, chroniques

24 06 2009

Il vous reste un peu moins de trois semaines – jusqu’au 12 juillet exactement – pour visiter la passionnante exposition présentée au Musée de l’Hospice Comtesse à Lille dans le cadre de Lille 3000-Europe XXL : Hypnos. Images et inconscients en Europe (1900-1949).
On pourra enrichir son exploration par la lecture du Catalogue de l’exposition (Christophe Boulanger dir., Musée d’Art moderne Lille Métropole, 300 illustrations, 344 pages, 22 €) ; sur le site, entre autres, on ne manquera pas la performance de Gerwülf interprétant Karawane, poème de Hugo Ball (1916).

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UNE, chroniques

22 04 2009

Du dernier – et passionnant ! – numéro de la revue Esprit (n° 353, mars-avril 2009), nous tirons un second sujet de réflexion, à partir du long article que Jacques Darras a intitulé "La Fin de l’absolu poétique. La Poésie française, 1950-2000" (p. 43-67).

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Livres reçus, UNE, chroniques

9 04 2009

Mathieu Brosseau, La Nuit d’un seul, éditions La Rivière Échappée, 2009, 140 pages, 17 €, ISBN : 2-908422-27-1.

"La beauté, seule tentation d’après la fin de tout" (p. 88).

Entre lyrisme et littéralisme, Mathieu Brosseau étend sa nuit d’un seul (de linceul ?), ses enfantasmes faits langue. Après L’Aquatone et Surfaces : journal perpétuel, et après avoir fondé Plexus-s.net, à trente-deux ans à peine, Mathieu Brosseau nous livre ici un recueil majeur sur l’expérience poétique.

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