TMF avait mis en évidence dans un récent post, comment sur My space, on pouvait entrer en contact avec des personnes virtuelles, créées afin d’attirer le chaland. Wired retranscrit une news de USATODAY, où c’est une assistante d’école, qui s’est vue usurpée son identité par deux adolescents, qui sous son nom ont publié des commentaires et photographies obscènes. Il est évident, que le net, est le lieu par excellence de la possibilité de ce type de fonctionnement. Alors que dans une dimension géolocalisée, l’usurpation de l’identité d’une personne soit se fait localement par l’usurpateur et dès lors elle prend le risque de se voir mis au jour, soit se fait à distance, mais alors ne touchera que peu la cible visée, à savoir des personnes qui connaissent la victime et qui peuvent dès lors en être affecté, avec l’intrication de la dimension web à la dimension géolocalisée, devient possible un jeu de distance-proximité, où la publication tout en étant pas géolocalisée pourtant pourra toucher sa cible. Les adolescents, aux USA comme en France, ainsi en ont profité pour justement développer cete pratique. Toutefois, reste la possibilité de tracer l’origine de l’émission des informations falsifiées, et d’autre part la possibilité pour tout un chacun de suivre de plus en plus l’actualité qui concerne son propre nom, par exemple avec les google avertissements.
Ainsi, sur internet, lorsqu’il n’y a pas de réelles certitudes de face à qui on s’adresse, on pourrait dire que noous faisons face à un sujet, à savoir, non pas à un identifiant renvoyant à une personne réelle, mais à un sujet toujours déjà biffé de l’incertitude qui hante sa propre réalité. Internet ne serait pas seulement le lieu des avatars, et donc des multiplications des doubles de soi [segmentarisation de soi selon une logique angulaire intentionnelle], mais internet serait aussi le lieu, comme le cyberpunk, nous y a déjà habitué, des fantômes, à savoir des incarnations fantasmatiques de notre propre humanité.
Et c’est bien d’ailleurs ce qui caractérise ce qu’ont fait les deux adolescents : liaison entre un rapport intentionnel précis à cette assistante et de l’autre la dimension libidinale fantasmatique de la sexualité. En ce sens, il faudrait développer une analyse psychologique réelle des comportements intentionnels liés à internet.
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