[News] Valère NOVARINA à l'Odéon

[News] Valère NOVARINA à l’Odéon

novembre 2, 2010
in Category: News, UNE
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À partir de ce jeudi 4 novembre 2010 et jusque fin janvier 2011, dans le cadre d’un Atelier Européen au cœur de la saison 2010-2011, retrouvez Valère NOVARINA dans tous ses éclats au Théâtre de l’Odéon

Le programme en bref

Pour plus de renseignements, consultez le site de Novarina et celui du Théâtre de l’Odéon.

Valère Novarina, par Guillaume Gallienne
Théâtre de l’Odéon – Grande salle, le jeudi 4 novembre à 20h.

L’Envers de l’esprit, de Valère Novarina
Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin, vendredi 5 novembre à 18h30.

L’Opérette imaginaire / Képzeletbeli Operett de Valère Novarina. Mise en scène et peintures Valère Novarina ; en hongrois surtitré.
Théâtre de l’Odéon – Ateliers Berthier, du 09 Novembre au 13 Novembre 2010.

Pour Louis de Funès, par Dominique Pinon
Théâtre de l’Odéon – Grande salle, le mardi 14 décembre 2010.

Le Vrai sang de Valère Novarina (à paraître chez P.O.L, janvier 2011). Création. Mise en scène et peintures Valère Novarina
Théâtre de l’Odéon 6ème du 5 au 30 Janvier 2011.

La république des traducteurs, atelier de la pensée autour des traducteurs de Valère Novarina, organisé sous la direction de Marco Baschera et de Jacques Le Ny
Samedi 22 janvier 2011 de 14h30 à 17h, Théâtre de Odéon – Grande salle.

Le Babil des classes dangereuses, par et avec Denis Podalydès
Théâtre de l’Odéon – Grande salle, le lundi 24 janvier 2011 à 20h.

La Joie est-elle sans raison ? Atelier de la pensée. Jean-Luc Marion s’empare d’une question de Valère Novarina, avec la participation d’Olivier Dubouclez.
Théâtre de l’Odéon – Salon Roger Blin, le jeudi 27 janvier 2011 à 18h.

Présentation du Cycle NOVARINA à l’Odéon

« Chez Novarina, c’est comme si chaque mot devenait enfin un nom propre. Et ces noms propres forment "vivier" – le mot est de lui. Novarina y puise quand le besoin s’en fait sentir. Les mots ou les noms y vivent d’une vie tout à fait pareille à celle des poissons, passant en flèche, lançant un bref éclat et poursuivant leur nage dans les profondeurs où ils mutent, se dévorent entre eux, se multiplient obscurément.
Mais la langue de Novarina n’est pas que néologique : elle transporte avec elle, par tous ses flux organiques et littéraires, du corps et de l’histoire, intimes ou collectifs. Pour mieux dire, et pour commencer, elle fait corps – comme l’aliment fait et sculpte la bouche, car c’est la parole, dans ses intermittences (ouverture, occlusion), qui donne forme aux "muscles ronds fermant not’ tube", et à en croire la Lettre aux acteurs, la première question que le spectateur doit se poser face au plateau qu’habitent les créatures de Novarina n’est pas "Qu’est-ce qu’ils racontent ?" mais bien plutôt : "Qu’est-ce qu’ils mangent ? Ils se mangent ?" "Ma langue", précisait-il il y a déjà quelques années, "ma langue (que j’ai à désapprendre, réapprendre et oublier tous les jours, que je n’ai jamais possédée), ce français qu’on dit parfois inaccentué, raisonneur et très guindé, est une langue très invective, très germinative, très native, très secrète et très arborescente, faite pour pousser. Le français, c’est la plus belle langue du monde, parce que c’est à la fois du grec de cirque, du patois d’église, du latin arabesque, de l’anglais larvé, de l’argot de cour, du saxon éboulé, du batave d’oc, du doux-allemand, et de l’italien raccourci" ("Chaos", in Le Théâtre des paroles).
Cette voix vitale et sans exemple, cette fermentation du français dévalant toutes ses pentes à la fois, justifieraient à elles seules que Valère Novarina, après Howard Barker et Dimitris Dimitriadis, soit invité par l’Odéon-Théâtre de l’Europe à être l’auteur au coeur de notre saison. Il l’est à plus d’un titre. Cinq de ses textes sont inscrits à notre programme. Tout au long de l’année, plusieurs rendez-vous seront l’occasion de revenir sur différents aspects de son œuvre. Dramaturge et poète, il travaille actuellement à un projet inédit, Le Vrai sang ; metteur en scène et peintre, il en dirigera la création à l’Odéon, en s’appuyant sur sa fidèle équipe de collaborateurs et une dizaine de grands solistes ; le texte sera publié chez P.O.L en janvier 2011.

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rédaction

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