[Texte - 4] Claude Favre, A.R.N._ Agencement Répétitif Névralgique_ Voyou [Dossier : Claude Favre ou la poésie comme langues de guingois]

[Texte – 4] Claude Favre, A.R.N._ Agencement Répétitif Névralgique_ Voyou [Dossier : Claude Favre ou la poésie comme langues de guingois]

juillet 11, 2013
in Category: créations, UNE
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La parution en juin de Vrac conversations (Editions de l’Attente), Métiers de bouche, ijkl (Ink), sans oublier ses contributions à la revue Aka et à divers sites, marque le lancement du grand dossier consacré à celle qui est tombée en langues de guingois – vlang ! Jusqu’à l’automne prochain, seront publiés une notice biobliographique, des analyses sur l’œuvre et, par fragments, un long inédit dont le titre commence par A.R.N. (Agencement Répétitif Névralgique) pour offrir un clin d’œil à l’auteur de cette appellation (Fabrice Thumerel). [Lire la troisième livraison]

 

Qu’ils marchandent le cœur va bas temps fêtes figées, poches sourdes, c’est plus que ça qu’ils d’amours on dit chrétiennes on dit pourrait dire tant d’autres mots, s’en fout on a famille comme on dit quand on  a possède, privilèges en tant cadeaux, ça protège, renoncements ça du monde n’existe pas le reste, elle je connais un homme, pauvre, il n’a et ne peut que, pour son enfant, se prive de, n’a pas d’amis il n’a pas d’amis non il n’a pas d’amis cet homme bon, de luxueuse foi qu’un pauvre a, n’a, sinon rêve, est, cet homme n’est

 

 

 

Corps confond, plus tu t’éloignes, beaucoup plus loin que les discours, elle dit mon corps un acte de révolte, le corps est un autre, lorsque il fait froid, cœur entré dans la nuit, muscles bloquent, tétanie,  un mot comme froid ça c’est compliqué elle dit on dit hiver, caravane caravane, froid  l’indécence à la radio les pubs pour assurances, froid quand plus rien, que sont mes amis, plus d’amis corps quand il passe les bornes n’a plus d’amis s’agace à, seul, l’hiver  un corps sans électricité, c’est simple, ça disjoncte, ça corps tête comprise n’a plus, d’amis comment si, si, ce navire à l’ancre, tu peux couper la corde

 

 

Elle, dit, d’efforts à je suis de, n’être suis si je n’ai, tant pis pour moi si la mort est plus cruelle que la vie, elle dit je n’ai plus la tête à, trésor en peines, tous ces gens dans ma tête qu’on enlève, l’hôpital en bras-de-fer avec la charité, la mort est ma vivante elle dit, parodie elle dit, qu’on me l’enlève, et litres litres de sang rouge ça vif tort travers belle nature traduis elle dit, qu’on me l’enlève, je suis fatiguée

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand on ne peut ni inviter offrir, elle dit allez faire la révolution en juillet, oiseau de malheur on lui dit, pas, ne dis pas ça, en décembre alors elle vous, ce pays riche elle dit ce pays n’aime pas les pauvres n’aime pas les enfants pas les vieillards ce pays n’aime pas elle dit ce pays troque l’argent contre l’espoir, rien à dire elle dit rien à dire,  rien , rien,  partir,  tout l’azur, c’était décembre

 

 

 

Un corps, elle dit, on n’imagine pas, lentement il et vite, tant déjà d’autres, morts, déjà, un corps est déjà d’autres morts déjà toujours, et certains jours travers  le monde, le monde est plus que nous, elle dit effet contagion, éparpille le monde, on oublie vite, longtemps on oublie, ne restent pas même les mots, fracturés, tête totem culbuté, la lumière pas qu’artifices qu’un mot salle d’examens, couteau dans l’œil

 

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rédaction

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1 comment

  1. Benoît M.J. Moreau

    Je me suis offert une lecture à haute voix. Il n’y a qu’une Claude Favre.

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