[audio] HP-process, voice_flux#11

[audio] HP-process, voice_flux#11

novembre 30, 2006
in Category: audiocast poétique, UNE
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HP-process développe une poésie sonore qui se construit dans un rapport entre voix et ordinateur. Tandis qu’Hortense Gauthier travaille la voix, A_K_S saisit celle-ci en live par ordinateur et retraite, retexture, découpe, sample, amplifie, expanse les ondulations sonores. Le résultat est une poésie électronique proche de la musique concrète. En relation avec des recherches développées par Joachim Montessuis et son label Erratum, cependant, il y a chez HP-process une dimension qui appartient aux recherches de la musique électro-acoustique à laquelle A_K_S a été formé originellement. Leur dernière apparition publique date de novembre 2006 au 8ème symposium de musiques et d’art numérique au CAPC de Bordeaux.

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rédaction

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16 comments

  1. Marie-Ange Cere

    j’ai ce carre au beaU Milieu de mon ecran qui ne veut pas partir audio volume hp c’est extremement fatigant

  2. rédaction (author)

    c’est étrange, il faut cliquer dessus et en dessous apparaît normalement un lecteur audio qui lance le son ? Cela fonctionne sur firefox + safari. Pour internet explorer je l’ignore, mais je pense que oui.

  3. rateau

    j’ai pas aimé. à côté le son de montessuis est une tuerie (acéré, singulier) là ou h-p process demeure très sage. je trouve la « composition » très académique (genre GRM en gros. ce serait intéressant d’ailleurs de savoir de quelle formation électro est issue le groupe hp process) et les parties les plus « noise » carrément convenues voire médiocres, si on les compare à d’autre mecs qui ont déjà travaillé cette confrontation de la voix aux traitements divers (certes pas avec les mêmes objectifs, mais quand même. je pense à randy yau, spencer yeh, parfois john duncan, certains travaux de hafler trio, pour citer les plus récents… mais il y en a d’autres, et de plus anciens du côté des suèdois par exemple). pas franchement désagréable, mais rien de nouveau sous le soleil…

  4. rédaction (author)

    Le travail qui était entrepris dans ce live : traitement seulement àpartir du logiciel Live d’ableton sans autre son que la voix d’Hortense Gauthier.
    en effet ls influences (GRM, musique électroacoustique) sont évidentes pour moi. Ce live est l’un des premiers que nous faisions ensembles avec Hortense.
    Le noise ne nous intéresse pas, faut-il le dire, en tant qu’horizon. Voire même, nous nous y refusons vraimen par moment.
    maintenant nous travaillons sur des machines pure-data que je crée.
    si cela te dit mes deux dernières créations :
    area#1
    drop-flux
    deux créations distinctes, l’une longue dans la lignée des recherches, liée sans doute au GRM. L’autre plus techno. Le son est bien meilleur au niveau enregistrement que celui de voice_flux#1.
    Par ailleurs, pour l’instant en grande partie notre travail est live et en liaison avec nos performances vidéo-temps réel.
    Mais merci pour ces précisions, car c’est évident que ce n’est que par la critique que nous pouvons avancer.

  5. Y J

    je trouve la “composition” très académique (genre GRM en gros)

    Et moi je trouve ça très drôle

  6. Y J

    Qu’ associer GRM et composition académique, ça me semble incongru.
    Après ça dépend de quel GRM vous parlez. Moi, à chaud, j’ai compris le GRM historique qui à la base était un groupe de recherche. Mais si vous parlez du GRM d’aujourd’hui, alors pourquoi pas.

  7. rateau

    alors oui, je parle du GRM d’aujourd’hui (et qui est le même depuis déjà très longtemps, quelques rares personnalités mises à part). le GRM continue ses recherches dans lesquels il se perd, labyrinthe scientifico-lyrique, ou même ces conneries du son parfait… moi, ça ne m’intésse plus en tout cas (je comprends par contre que ça puisse intéresser). il me semble que d’autres enjeux se sont dégagés ailleurs, que des formes et de l’excentricité s’expriment, mais vraiment loin du GRM… qui reste loin derrière tout ça (syndrome du repli, de l’ignorance de ce qui se fait à l’extérieur). il ne s’agit pas de faire ici un exposé sur la musique du GRM et celle de wolf eyes (par exemple), mais quand on se penche sur le sujet, on s’aperçoit que le GRM tourne en rond : ils cherchent encore les poignées dorées des portes que d’autres ont enfoncé sauvagement depuis déjà une vingtaine d’années. et puis la façon dont ça agit… dont ça existe…
    à l’attention de rédaction : quand je parle de « noise » il s’agit pratiquement (bêtement) du terme générique utilisé pour qualifié tout une scène (un ensemble de groupes), caractérisée par un certain rapport énergique au son… en gros. mais beaucoup de ces groupes ne se préoccupent pas plus de cet horizon que vous. il dépassent ça, bien entendu. (même si pour moi, le noise, sa provocation, reste une chose réelle, agissante, re(ai)sonnante au delà de la simple intention, du geste). c’est pour ça que je parlais de randy yau, souvent réduit à cette dimension noise mais dont le travail surpasse de bien loin tout ça, pour qui veut bien écouter. c’est un exmple parmi d’autres (qui seront encore plus parlants).

  8. Y J

    « le GRM continue ses recherches dans lesquels il se perd, labyrinthe scientifico-lyrique, ou même ces conneries du son parfait… »

    Je ne suis au contraire pas sûre qu’il y ait encore de la recherche au GRM aujourd’hui, encore moins que l’aspect scientifique de toute vraie recherche soit le problème actuel du GRM. Je penserai même le contraire, que l’entreprise phénoménologique lancée par Pierre Schaeffer n’a pas eu les passeurs et continuateurs qu’elle méritait.

    Quant au son parfait, je ne vois pas du tout ce que cela suppose. Au contraire de la recherche du son pour le son, le GRM des débuts me semble plutôt être à l’initiative d’une focalisation sur la grande forme, d’une étude sur le jeu et les nuances de tous les paramètres musicaux ( C’est Pierre Schaeffer qui brise l’unité ton-rythme et son hégémonie dans les consciences, c’est un acte fondateur à ne pas oublier.) Il n’est pas le seul à avoir apporteé beaucoup. On peut également citer d’un autre lieu Cage pour qui la musique se fait dans la rue.
    La musique acousmatique apparaît sage au regard de l’histoire de l’art contemporain, voire actuel, voire postmoderne, ou que sais-je encore. Cela réclame un exercice de l’oreille et de l’entendement qui ne va pas de soi. En plus il peut arriver qu’il faille se taper des objets d’apparence rebutante d’une durée dépassant l’heure, ce qui au jour d’aujourd’hui semble complètement idiot, vu la vitesse. Donc cela réclame du temps et de l’attention, donc cela va mourir…

  9. rateau

    de la recherhce au GRM il y en a encore. qu’elle derviche dans son coin, c’est une autre histoire peut-être. on est d’accord je crois, ce n’est pas au sein du GRM qu’on trouve les « passeurs » et « continuateurs » de schaeffer… ceux-là sont ailleurs, loin devant le GRM, et même complètement débarassé de pierre schaeffer (qu’ils ont assimilé depuis longtemps, critiqué également, pour trouver des voies qui leur appartiennent, également riches de nombreuses autres expériences esthétiques et théorique). le GRM du début, c’est un demi-siècle !! l’actuel aussi ! (arf arf arf). il s’en est passé des choses (je veux dire : des choses sont apparues, ont existé, ont même disparues… repoussant déjà dans l’histoire – certes passionnante et toujours à écouter – l’oeuvre de schaeffer, et de cage). depuis, il y a eu fluxus, la pop, le rock, le minimalisme, le punk, l’industriel… etc. que la musique acousmatique (un terme qui est différent de la musique concrète), très souvent ignorante de tout ça, apparaisse comme sage, c’est le moins qu’on puisse dire : elle ronronne comme un vieux chat un peu gras sur les genoux de son pépère adoré … le temps de pièces ne changent rien à l’affaire (écouter, vraiment, des pièces d’une heure, c’est très banal). la sophistication n’excuse pas l’ennui… que le GRM meure, ce n’est plus un problème :ça vit ailleurs, ça interroge ailleurs, ça expérimente ailleurs, ça bouscule ailleurs, et même ça théorise ailleurs (cf bruce russell, entre de nombreux autres). bien entendu il faudrait que je nuance (je fais vite fait, je suis au boulot) parce qu’il y a quand même des supers artistes : christine groult… eliane radigue (mais depuis longtemps enfuie du GRM)… moi, ce que je voulais dire, c’est vraiment que c’est ailleurs que ça se passe la musique, ce qui apparait sauvagement, ce qui surprend. ce n’est pas la question d’oublier tout ça, mais de savoir où ça va…

  10. Y J

    Avant tout, merci pour toutes ces références. J’avoue que je ne connais rien de tout cela. Je suis allé voir ce Randi Yau et j’ai trouvé ceci :

    http://www.youtube.com/watch?v=EoN9fKwYaOc

    J’avoue que ça me semble bien hystérique pour de la recherche. De plus, je vois mal du côté de la théorie ( ou au moins de la critique ) ce qu’on peut bien dire sur cette performance, sinon que c’est volcanique, intense…

    Pour moi, c’est bien le problème de l’avant-garde de l’avant-garde ( qui n’est pas forcément la pointe de la recherche ) de faire la redécouverte perpétuelle de la roue et de vouloir trop vite se débarrasser des pionniers, des chercheurs au motif que là, on est dans le neuf. Or au niveau musical, j’ose croire que dans l’extrait cité, il n’y a vraiment pas grand-chose de nouveau.

    Mais vous allez m’aiguiller. Je fais sûrement fausse route. Il faut peut-être intégrer de nouveaux paramètres ( extra-musicaux à n’en pas douter ).

  11. rateau

    effectivement, youtube ne suffit pas (on ne pourrait juger henry sur ses seuls jerks electroniques…). le propos de randy yau (mais c’était un exemple, pas nécessairement le plus pertinent, mais quand même) ne relève pas de l’avant garde… se débarasser des pionniers, chaque génération est tentée de le faire, avec les outils et les méthodes qui lui appartiennent. mais ce n’est pas ce qu’il veut … disons, en gros : voilà un type qui n’ignore rien de cette histoire dont on parle depuis qques messages, mais dont le travail, et l’énergie qui la provoque, ne lui doit rien. et alors que le GRM continue de tourner, de tourner, de tourner, voilà un mec, parmi je ne sais pas combien d’autres, qui produit cette musique qui laisse (il faut le croire) interdit. que tu ne saches pas quoi en dire, c’est ça qui est plutôt intéressant (je suis dans le même cas)… que cette impossibilité débouche sur une critique immédiate (avec le « poncif » du neuf, d el’avant garde de l’avant garde), etc, ça aussi c’est intéressant… au moins deux choses que le GRM ne provoque plus ! j’exagère… mais il y a un peu de ça.
    quant à la recherche, je n’ai pas l’impression qu’elle doive se faire dans des conditions précises…
    bon, je vais encore vite… trop vite. sinon, on peut lire gilded splinters de bruce russell (un ensemble de petits essais très intéressants sur le son, le bruit… ). il ets plus intelligent que moi.

  12. Y J

    merci pour les références
    j’aime bien l’idée de derviche

    « voilà un type qui n’ignore rien de cette histoire dont on parle depuis qques messages, mais dont le travail, et l’énergie qui la provoque, ne lui doit rien. »

    Et d’où sort-il alors ? Il n’a pas d’histoire ?

    Il faut être là, gonflé à bloc,
    on stage,
    équipé multi-médium,
    sans mémoire et sans projet assimilable d’entée par nulle oreille, ni oeil.
    C’est après ou à côté que s’élabore la théorie sur l’oeuvre.
    L’intention devient grossière,
    on n’en parle plus, ni de celle voulue par l’artiste, avant la matière, ni de celle, libre, au coeur des flèches du système ( qui échappe à l’autre ),
    tout est invention, tout est live,
    les images effacent tout,
    la musique s’efface derrière l’image,
    la poésie derrière la chanson,
    on s’installe vite et on prend ce qu’il y a à prendre,
    un shoot en intraveineuse,
    tout défile vite,
    il n’y a plus de fil,
    ni de noeuds,
    on est là,
    on a réussi à y être,
    aucune forme de parler antérieure n’a aucun droit puisque tout est neuf et que même l’idée du neuf est déjà une vieille idée, un poncif, alors que ce qui se fait aujourd’hui, en ces jours de non-histoire, n’appartient à aucune histoire, ou à la limite à l’histoire de la non-histoire. C’est pourquoi les arts semblent fusionner à merveille. C’est le miracle de l’actuel. L’artiste actuel est un créateur de flux. La forme est morte, vive le flux.

    D’ailleurs tout ceci n’a absolument rien à voir avec la société dans laquelle on vit.

  13. rateau

    j’ai pas tout compris. je prendrai le temps…
    d’où sort-il ? je te précisais quand même qu’il n’ignore pas cette histoire. après, s’y inscrire, la « continuer », c’est autre chose. la façon de l’envisager peut effectivement tout permettre, même le plus animal (qui n’est pas le plus simple, le plus simpliste. il n’y a pas de naiveté chez lui, donc il y a de la forme). c’est juste ce que je reproche au morceau de h-p process : on y entend les tics d’une école, la clarté trop évidente d’une volonté, jusque dans la couleur du son, le developpement des évènements. ça ne me surprends pas, et j’y soupçonne même une chose purement esthétique, sans enjeux, quand yau (certainement moins technicien, moins attaché à l’utilisation d’une technologie quelconque, sans doute volontairement, car ses disques laissent entendre de vraies intentions dans la prise de son, la production) provoque un choc réel. je parle pour moi bien entendu (qui ne suis pas un théoricien)… rien que ce petit truc sur youtube (rien à voir avec ses disques effectivement) pose quand même quelques questions, si on est honnête. c’est ça qui m’importe : quand je ne comprends pas et que je suis obligé de sortir de chez moi pour avoir une chance de saisir la chose.
    j’essaie de rester basique dans le propos, de me faire comprendre…
    je ne comprends pas ce que tu entends par chercheur ? ni dans ton dernier message ce que tu attends concrètement d’un musicien (appelons le comme ça). on dirait que cette « prétention » (chercher) implique une sorte de respect de ce qui s’est fait avant, plus que la connaissance, et que la recherche est le temps absolu de la reflexion (celle-ci peut-être celui de la lenteur…). si c’est ça, c’est là que je ne suis pas d’accord je crois.
    et l’histoire, la non histoire ? le shoot ? la société dans laquelel on vit ? je ne suis pas certain de comprendre non plus.
    dis moi.

  14. Y J

    Laisse tomber, j’étais en plein délire.

    Sinon, si t’as des liens pour entendre les artistes dont tu parlais, n’hésite pas à les transmettre, je me ferai un plaisir d’aller voir.

    Il n’y a peut-être pas de raison à vouloir opposer l’acousmatique à l’expérimental live comme je le faisais, en tout cas à les opposer de cette manière. ( Pour aller vite, dans la société qui est la nôtre ( complexe et à information rapide ), je pense au contaire que toutes les formes de ralenti sont les bienvenues au risque de paraître ternes )

    Acousmatique, musique de support. Le côté live vient d’une interprétation sur acousmonium ou alors par le biais de la musique mixte. En tout cas il est conseillé de fermer les yeux. Il n’y a rien à voir. Même ( surtout ? ) pour les instrumentistes classiques, ça pose problème.

    Sinon, pour ce qui est de HP Process, j’ai pas trop eu le temps d’écouter avec attention le lien indiqué par Philippe, mais je sais déjà que j’aime bien Géopoème. J’aime bien ce qui a à voir avec la science, même si je n’y comprends rien ( comme dit l’autre ), donc.
    Je ne sais pas si la référence à l’acousmatique est si pertinente que ça. Ca me semble être au milieu des deux ( des trois, des quatre )
    Dis-nous, Philippe, ces 3 morceaux qui apparaissent avec le lien, sont-ils enregistrés en live, et comment ( en public, en studio ) ? C’est écrit « traitement live » pour ce qui te concerne. Que faut-il entendre par là de manière précise ( Y aurait-il une part d’impro ( c’est ce que j’entends ) ? Tu pars sur quoi ? , te prie-je.

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