[Livre + chronique] La vie, l'amour, la mort de Jacques-Henri Michot

[Livre + chronique] La vie, l’amour, la mort de Jacques-Henri Michot

septembre 1, 2008
in Category: chroniques, Livres reçus
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Jacques-Henri Michot, la vie, l’amour, la mort, éditions al dante, 77 p., ISBN : 978-2-84761-989-8, 11 €.

[Quatrième de couverture]
ils sont pour les secrets bancaires et les paradis fiscaux… Elles font face… Vous avez une idée de vos chances sur le marché du travail?… Nous devrons accepter les sacrifices qui s’imposent… Il assure que, quand il fait son jogging, il ne pense à rien… Elle rêve d’un homme sombre qui exercera sa violence sur elleVous n’avez pas le profil de l’an 2000… Tu te consommes, très cher, en déplorable et vains efforts… JeOn ne peut pas gagner sur tous les tableaux… Il faut de tout pour faire un monde… Ça finira bien un jour…
Entendre à travers les bruits.

[Chronique]
Que se cache-t-il derrière ce titre du dernier livre de Jacques Henri-Michot ? Loin du genre roman, nous faisons face une nouvelle fois à une oeuvre de témoignage, témoignage certes qui est personnel (l’auteur impliquant des contenus de sa propre existence), mais qui ne se replie pas sur la seule existence du sujet, se focalisant davantage sur certains types de régime de signe, à savoir qui témoigne de certaines déterminations de la langue. Ce texte, est dans la continuité des écrits retrouvés de Barnabé B, repris et édité par Jérémi B, donc dans la continuité de ce qui avait été initié avec l’ABC de la barbarie, qui explorait fragment après fragment, à travers un travail de collection précis et minutieux, les phrases établissant la barbarie occidentale, texte qui amenait à saisir dans le bruit des discours constituant notre réalité informationnelle, culturelle, politique, etc… aussi bien des logiques de pouvoir que des logiques de résistance.
On apprend d’emblée, par la courte préface de Jérémie B, que ce livre aurait pu avoir pour titre : Les pronoms, mais que le titre était barré sur le manuscrit. Quel rapport entre les pronoms et la vie, l’amour, la mort. Tout simplement que ces trois tensions, se déclinent pronominallement, à savoir qu’elles sont des tensions du sujet. En ce sens ce que Jacques-Henri Michot explore dans ce texte, court et radical, c’est le sens des pronoms dans les phrases, à savoir ce qu’impliquent dans la langue les pronoms, notamment et surtout les pronoms personnels.
Chaque partie est liée à un pronom. Nous partons du pluriel Ils, pour en arriver au singulier "je", puis pour ensuite explorer les énoncés du "il impersonnel" et du pronom démonstratif ça.

Pronoms et contextes = les agencements de discours
Ce qu’aborde dans ce travail Jacques Henri Michot ne tient aucunement au sens interne que pourrait avoir les pronoms personnels ou le pronom démonstratif ça qui achève le livre. En effet, en eux-mêmes, s’ils posent bien des rapports, ceux-ci n’impliquent pas in abstracto des agencements de pouvoir. En eux-mêmes, les pronoms personnels se distinguent comme des adresses formelles, même si, bien évidemment, la différence entre le tu et le vous, de la langue française, opère déjà une surdétermination de la relation à celui à qui je m’adresse par un marquage symboliquement déterminé et qui trouve sa représentation au niveau social (je tutoie un collègue et vouvoie mon supérieur hiérarchique).
Donc ce n’est pas à la signification interne au langage, ce qui serait dans une forme de prolongement linguistique saussurien, mais plutôt la manière dont les pronoms personnels sont réinvestis dans le monde de la fin du XXème siècle et du début du XXIème siècle que l’auteur s’intéresse. En quel sens, si les pronoms déterminent des régimes de discours, c’est qu’ils sont reliés à des positions observables, qui enveloppent des contenus énonciatifs spécifiques. Ainsi davantage, dans un héritage de Benveniste et de sa linguistique, le pronom est pensé en liaison au contexte énonciatif, se déterminant, quant à sa signification et sa possibilité de compréhension, in concreto. C’est ce que rappelaient parfaitement Deleuze et Guattari dans Mille Plateaux, dans leur chapitre sur quelques régimes de signes. “Les régimes de signes sont des agencements d’énonciation, dont aucune catégorie linguistique ne suffit à rendre compte” car ils “ se définissent par des variables intérieures à l’énonciation même, mais qui restent extérieures aux constantes de la langue et irréductibles aux catégories linguistiques” (pp.174-175). Les variables intérieures, étrangères aux mécanismes propres et abstraits de la langue, sont des déterminations signifiantes liées au contexte époqual dans lequel l’énoncé se construit. De sorte que si les signes renvoient au signe, créant des formes de circulatité signifiante, reste que la teneur des signes est liée à des référents extérieurs au langage et que seul une sémiotique pragmatique peut saisir.
De ce fait, Jaques-Henri Michot établirait un témoignage des régimes pronominaux, notamment et surtout personnels, à travers une forme de collection d’énoncés issu de la réalité actuelle.
Le pronom est syntaxiquement ce qui vient remplacer un nom, il en est un substitut. De fait, il réduit la différence spécifique des noms, en des énoncés où le sujet est effacé. Dès lors ce qu’explore Jacques-Henri Michot, c’est la liaison entre certains usages de pronoms et des réalités sociales, politiques, économiques, existentielles. Il montre comment certains pronoms sont localisables dans certaines logiques de discours, à savoir certains agencements énociatifs.
Toutefois sa manière détudier cela, ne se fait dans l’ordre du méta-discours linguistique, ou bien anthropologique, mais dans la présentation, sans recul, des énoncés tels qu’ils existent. Son travail est celui de sélectionner les énoncés et de les partitionner selon une typologie des pronoms personnels usuels : ils, vous, nous, il, elle, vous, tu, je, on, il, ça.
Mais cette partition, loin d’isoler chaque signifiant, à la fois permet de saisir ses caractéristiques d’énonciation, à savoir son territoire d’intervention, mais aussi de penser les inter-relations entre chaque territoire et en quel sens un pronom peut impliquer alors contextuellement la territorialisation des énoncés d’un autre pronom. Par exemple, en quel sens si nous, se constitue énonciativement comme processus d’auto-affirmation du pouvoir et d’auto-justification de sa liaison au capital, il implique alors qu’elles, les femmes dans leur ensemble, notamment dans les pays en voie de développement, soient territorialisées dans une logique de domination et que vous, soit dans une obéissance aux prescriptions de nous.

Typologie pragmatique pronominale
Afin de bien saisir ce qu’opère Jacques-Henri Michot, j’analyse dans ce qui suit quelques unes des premières parties du livre. Du pronom ils au pronom elle. Je laisse le plaisir au lecteur ensuite de se reporter à son livre, afin de poursuivre cette exploration.

Ils : utilisé par un sujet, pluriel ou singulier, qui porte sur un groupe, qui agit en tant que groupe conscient de soi. Le “ils” mis en évidence, n’est pas celui des pauvres, qui sont victimes de catastrophes, de souffrances, mais ceux qui agissent sur le monde, qui en règlent le cours, qui en homologuent les valeurs. Ce ils, désignant ceux qui “jouent à qui sera le plus roublard”, ceux qui “s’espionnent les uns les autres” ou bien qui “mitonnent des plans sociaux” (p.9), s’il est désignatif, pourtant enferme déjà secrètement un autre sens. Dire ils ce n’est pas dire nous. Dire ils c’est observer ceux-là, et en être distinct, différent, ne pas être dans le même mouvement qu’eux. Dire ils c’est indiquer que je ou nous sommes en écart. Le ils alors est un pronom qui synthétise une multiplicité, c’est celui aussi des jugements à l’emporte-pièce, des amalgames. Pragmatiquement, il est ainsi possible de dire que si deux territoires se constituent, celui de l’énonciateur et celui en écart incarné sémiotiquement par le ils, toutefois il est évident qu’une certaine forme d’incidence de causalité existe entre ceux-ci, du fait que l’énoncé portant sur ils témoigne que le locuteur est d’une certaine manière concerné, affecté par ce qu’ils ont fait ou font, par leur agissement. Néanmoins, et là aussi le fonctionnement sémiotique nous apprend certaines choses : dire ils ce n’est pas dire vous. Vous renvoie à une adresse personnelle et directe, alors que le ils traduit une distance entre l’énonciateur et ceux qui sont désignés, le ils s’instaure dans une relation triangulaire. Distance qui est alors pensable comme une forme d’impuissance de l’énonciateur. Le ils n’est pas le destinataire de ce qui est dit, donc de ce qui peut être stigmatisé ou reproché, mais en tant qu’objet du discours, il est transmis à un vous ou un tu.

Elles : se pose en opposition au ils selon Jacques-Henri Michot, car elles ne sont pas comme eux. J’ai envie d’écrire qu’ils agissent et ont le pouvoir sur le monde, alors qu’elles pâtissent et luttent comme elles peuvent pour leur existence. Comme le signifiait dans son réquisitoire un peu caricatural Bégaudeau l’an passé (La fin de l’histoire), elles, elles s’en prennent plein la gueule, pendant qu’ils se défient, et se font la guerre. Elles, elles souffrent, elles gèrent la famille, elles gèrent les comptes. Si dans cette distinction pronominale, il y a un peu de caricature, cependant, force est de constater qu’à bien y regarder, la réalité sous certaines contrées semble bien caricaturale elle-même.

Le vous, celui pluriel du groupe, marque l’ordre mais aussi étrangement le mode de questionnement des sondages. Dans ce passage (pp.17-19), intitulé entre parenthèse Éprouvant périple en contrée naturaliste, l’auteur fait comme un résumé de la manière dont il aurait été déterminé au niveau de son apartenance au groupe. Que cela soit dans le régime accusateur professoral, à l’armée, puis plus tard au niveau de la vie sociale. Être énoncé dans un vous, c’est ne plus être singulier, mais être réduit aux spécificités communes, aux catégories que l’on projette sur un ensemble.

Le nous, renvoie au ils, mais non plus sous le mode de la désignation, mais celui de l’auto-affirmation de la communauté qui a le pouvoir, qui a la possibilité de s’exprimer en tant que communauté. C’est dans cette partie (pp.23-27) que le travail de collections d’énoncés ressort le mieux, il me semble, pour le lecteur, au sens où il colle à l’actualité politique française. On retrouve, ramassé en ces quelques pages, les énoncés d’auto-justification, d’auto-satisfaction du gouvernement actuel : “nous mettrons en oeuvre une véritable politique d’intégration, mais nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde” (p.23, qui entre en écho avec les discours de Hortefeux ou de Sarkozy datés de la mi-2007), “nous maintiendrons le cap des réformes” (p.24), “nous n’avons de leçon à recevoir de personne” (p.25). On reconnaît les discours de Sarkozy et de ses ministres. Le nous apparaît comme une machine pronominale auto-immunitaire qui balaie toute altérité. Le nous s’auto-référence, est désignation de soi, positionnement de soi dans un rapport de force. Il n’est pas un je, qui prend sa responsabilité, mais il est positionnement dans une masse. Le nous qui est visible dans les régimes de signe, est bien celui du pouvoir actuellement, même l’opposition ne semble plus avoir de nous, tant ils sont séparés par leur différends internes. Le nous ainsi retrouve sa fonction royale d’agencement général des positions pour les autres pronoms.

Le il personnel, renvoie à un sujet déterminé. Inconsistant pris seulement linguistiquement, le il prend toute sa chair par les anecdotes, par les renvois à l’existence. Ce il, énoncé à distance, témoignant de celui-ci, est nécessairement le revers du je. Je quand je suis énonciateur, il quand je suis devenu l’objet du discours d’un tiers, qui est à distance. J‘agis, et suis jugé en tant que il. Ici la même logique que pour le ils pluriel. Dire il, ce n’est pas dire tu, cela traduit immédiatement une distance, une forme de témoignage vis-à-vis d’un absent. Il n’y a guère que les vendeurs ou vendeuses, pour s’adresser à quelqu’un en employant le il, plutôt que le vous ou le tu.

La partie (pp.37-42) consacrée au elle rompt avec tout ce qui précède, au sens où, celle-ci n’est constituée que de citations. Certes un travail citationnel est déjà présent dans les parties précédentes, mais il ne prédomine pas, ou bien s’il est prédominant comme dans la collection des énoncés du nous, les citations ne sont pas indiquées précisément, elles ne sont pas énoncées en tant que telle. Dans la partie sur le pronom personnel elle, nous pouvons lire la succession de 18 citations (entre autres Danielle Collobert, Rousseau, Flaubert, Keats, Homère, Baudelaire, Leiris, Duras). Toutes ces citations, bien évidemment tournent autour du elle, le pronom étant le pivot de celles-ci. Les citations décrivent si on les suit une forme de description de la femme, peut-être d’une femme. Après une première citation posant l’action qui va avoir lieu, la conquête d’elle (“pour parvenir à elle — des obstacles — des cris — passerelles suspendues — limites d’affrontement — regards — dans des fumées lourdes — dangereuses — couteaux ouvrant des plaies irréversibles” Danielle Collobert), nous suivons la description de sa nature féminine, de la résistance propre à la femme par rapport à la possibilité de s’en saisir. Loin de désintensifier le rapport à la femme par le jeu des citations, cette collection pourrait être analysée en un sens bachelardien. Comme un motif psychologique dont on pourrait tirer, par l’analyse, une certaine vérité énonciative. On perçoit dans ce jeu de citations, que la femme est constituée comme une entité secrète animée de désir, et qu’elle implique une forme de différend sexuel. Cette résistance ressort encore davantage du fait que Jacques-Henri Michot, renonce totalement à ses propres mots, en tissant une description à partir de l’écriture des autres, comme si son langage ne parvenait pas à dire, à saisir par ses propres formulations, ce qui en elle se joue, comme si pour dire cela qui se joue dans cette présence, c’était seulement par la parole soufflée, qui a traversé l’histoire, que c’était possible. Derrière le jeu formel, nous sentons la teneur dramatique de la relation entretenue à la femme. Notamment, avec la dernière citation, celle de Duras : “Détruire, dit-elle”.

Ce livre de Jacques-Henri Michot est véritablement à découvrir. Loin de s’enfermer dans un travail seulement formel, sa grande force est de mettre en lumière la logique des énoncés tel qu’ils agissent sur nous à partir des pronoms personnels. Ce livre est éminemment politique en ce sens, il se donne comme un précis rendant visible les enjeux des désignations pronominales. Une nouvelle fois, al dante, donne à découvrir un livre rare, qui sans doute n’aurait pas trouver sa place chez d’autres éditeurs. Il est fort dommage qu’il  y ait eu peu d’écho à cette oeuvre.

Lire la présentation de Laure limongi.

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Philippe Boisnard

Co-fondateur de Libr-critique.com et administrateur du site. Publie en revue (JAVA, DOC(K)S, Fusees, Action Poetique, Talkie-Walkie ...). Fait de nombreuses lectures et performances videos/sonores. Vient de paraitre [+]decembre 2006 Anthologie aux editions bleu du ciel, sous la direction d'Henri Deluy. a paraitre : [+] mars 2007 : Pan Cake aux éditions Hermaphrodites.[roman] [+]mars 2007 : 22 avril, livre collectif, sous la direction d'Alain Jugnon, editions Le grand souffle [philosophie politique] [+]mai 2007 : c'est-à-dire, aux éditions L'ane qui butine [poesie] [+] juin 2007 : C.L.O.M (Joel Hubaut), aux éditions Le clou dans le fer [essai ethico-esthétique].

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3 comments

  1. rédaction

    En effet, ce livre de Jacques-Henri est très important. Ce qui m’apparaît, c’est qu’il désocculte les constituants du bruit médiatique, il en démystifie les incantations, sans pourtant aller du côté d’une étude de linguistique politique. Nous sommes dans l’inframince poétique. Inframince au sens strict, à savoir dans l’héritage de Duchamp.
    Cette chronique, aurait du être plus longue, mais j’ai voulu garder une forme de suspens par rapport au déroulé quasi narratif de l’ensemble. Car la question qui resterait à poser c’ets de savoir vers où ce livre tend.
    Bien entendu, et ici mes mots sont comme un post-scriptum qui vient contre-signer le suspens, le titre dit beaucoup : la vie, l’amour, la mort. La mort apparaissant dans le pronom démonstratif « ça ». Ce « ça » qui donne la ligne d’horizon de ce que constitue sans le savoir les discours de « nous » et de « ils ».
    Je n’en dirai pas plus pour préserver cette tension du suspens, car je crois que la fin est à tenir dans ce silence de la chronique. Nous avons vraiment à faire ici à une enquête et à une résolution, qui est absolument original.
    Jacques-Henri, montre, une nouvelle fois, la force de ses compositions, et comment à partir d’une recherche formelle, une collection d’énoncés et de leur agencement, il est possible d’inventer une possibilité narrative réelle. Ce qui l’empêche de tomber dans une forme déceptive, que l’on peut voir dans certaines recherches actuelles pourtant très intéressantes, tel nos visages-flashs ultimes de La Rédaction, que j’ai énormément apprécié, mais qui dans sa radicalité formelle, me semble à un moment tourner à vide comme je l’avais esquissé dans ma chronique.

  2. t.s

    il est 14h33 un jeudi du mois d’août 2008. à ton habitude, tu fais les rayons ; devant les m tu remarques un livre noir que tu reconnais comme de format similaire à l’édition de ‘pas de tombeau pour mesrine’ que tu avais lu il y a quelques mois. de l’étagère, tu prends le livre qui s’intitule ‘la vie, l’amour, la mort’. tu ouvres et vois que le livre est agencé selon ‘des pronoms’, que se faillit être le titre du livre, ou plutôt, que ‘les pronoms’ faillit l’être. ce problèmes des pronoms t’intéresse depuis longtemps, tu avais lu et apprécié des énoncés de j.h.michot sur ‘les nuls’. tu achètes le livre.

    tu le lus. il (impersonnel) te plut. ça, ce livre, pose un problème dont tu te sens proche. il nous intéresse beaucoup, il a intéressé beaucoup d’entre nous.

    ce matin, tu lis l’article ci-dessus. comme souvent, tu te sens proche de la lecture ici proposée. elle te renvoit aux pages 67-88 des ‘problèmes de linguistique générale 2’ de benveniste, surtout au chapitre 5, ‘l’appareil formel de l’énonciation’, dont l’énonciation te semble trop dure et à laquelle tu préfères les ‘régimes de signe’ aussi ci-dessus cités. et ça t’ammènes à vouloir écrire ‘régimes de lecture’ ou, pour retravailler le titre du chapitre 4 de l’ouvrage de benvéniste, ‘l’écrit et l’experience lectrice’. tu trouves que de citer tout ceci est un peu laborieux de ta part mais que le contexte énonciatif que tu essaie de poser ici en dépend. d’ailleurs, en lisant ce que tu écris, peut-être ne suis-je pas sûr de quel contexte il s’agit.

    il est 19h43 le 29 août 2008 et tu poses un problème sur ton blog :

    ‘quand je lis je qui parle’

    tu aurais très bien pu écrire ‘quand je lis je qui énonce’. ce qui te semble plus proche du problème que tu veux poser ici, aujourd’hui, après les lectures de ‘la vie, l’amour, la mort’ et de l’analyse ci-dessus.

    tu te demandes (seulement maintenant ?) si le contexte que tu poses ici pour participer aux problèmes analysés ci-dessus agace la lecture de certains. tu voudrais le dire ouvertement ton problème ; cet exercise pratique de régime énonciatif d’écriture de ta part, régime énonciatif de lecture de ma part, te paraît, malgré la lecture apparente, la manière la plus ouverte.

    tu t’es positioné ici. tu ne t’adresses pas à moi qui lit.

    en lisant, où me suis-je positioné ?

    le contexte est posé.

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