[Chronique] Dominiq Jenvrey et Aurélie Soulatges parlent de Pan Cake

[Chronique] Dominiq Jenvrey et Aurélie Soulatges parlent de Pan Cake

avril 19, 2007
in Category: chroniques, UNE
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pancake_demo-2.jpgDeux nouvelles chroniques sur Pan Cake de Philippe Boisnard, après celle de Romaric Sangars pour Chronic’art#33 [ici] et de Pierre Lepillouer sur Sitaudis.
La première est de Dominiq Jenvrey, elle a été faite pour RadioCampus Orléans, dans son émission littéraire mensuelle, qui est à découvrir si vous ne la connaissez pas, du fait qu’il accorde un long interview d’une demi heure à un auteur [ce mois-ci Charles Pennequin]. La seconde chronique est celle qui a été écrite par Aurélie Soulatges sur le site de la revue Action restreinte.

Dominiq Jenvrey sur Radiocampus :

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Chronique d’Aurélie Soulatges :
« Ce premier roman de Philippe Boisnard s’impose comme un road movie cannibale.
La « scène primitive » de cette fiction démarre à une date emblématique, le soir du 25 décembre 2000, par un viol collectif, dont est victime le narrateur, sur une aire d’autoroute. S’ensuivent d’incessants déplacements, essentiellement à bord de la Fiat bleue de ce dernier.
Si l’histoire se concentre autour d’un trou qui prend naissance brutalement à la place du ventre du principal protagoniste, l’ouvrage tout entier est à l’image de ce trou qui happe, creuse, fait le vide autour de lui, au propre comme au figuré. L’écriture de Philippe Boisnard, qui emprunte un rythme effréné et ininterrompu, musical, envoûtant et entêtant, est traversée par cette métaphore de la béance.
La seconde partie de Pancake procède à un renversement méthodique du viol par la tentation cannibale à laquelle succombe le narrateur, en proie à une très grande solitude, dans une volonté de vengeance exterminatrice.
Se rendant compte que ses organes repoussent au fur et à mesure qu’il les arrache, celui-ci les sert à ses clients dans le restaurant où il travaille. Ce n’est alors plus le corps qui est pénétré de force (par la bouche et l’anus), mais lui qui pénètre les autres, par la bouche, puis l’anus, dans une logique de mastication, qui précède la digestion.
Le roman de Philippe Boisnard procède ainsi d’une écriture de l’oralité autant que de la fécalité, marquée par un humour apocalyptique. »

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rédaction

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