[Livre] eff& mes rides, Jean-Pierre Bobillot (atelier de l'agneau)

[Livre] eff& mes rides, Jean-Pierre Bobillot (atelier de l’agneau)

novembre 12, 2005
in Category: Livres reçus
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eff&, mes ridesfragments d’un Retable Païen

jean-pierre Bobillot

Editions Atelier de l’Agneau

85 pages + CD, ISBN : 2-930188-83-9, 12€

Atelier de l’Agneau, Le Vigneronnage, 33220 St-Quentin-de Caplong

4ème de couverture :Eff&, mes Rides : poëmes au j/our l’année, bruts de m/arges & de rages, bruits de délangage ; ex/péri/mentations libres de tout fil d’Art/iane, indemnes de tout proj& les englobant : comme la constitution d’un recoeil —ou recul. Ogré des mots, je vieillis. Au ggrain —groin —du teXte, je veille.

( ) d’un retable païen : la re/prise — Patchwork in Progress —en compte (mesures, lettres, syllabes) des substrats é/puisés, riches peut-être de cet é/puisement —Potlatch — : le judéo-chrétien, le gréco-latin. (Sans compter… leurre lointaine synthèse : la video-latrine !) Un bon terreau, un bon humus, un bon fumier sont une aubaine : encor faut-il, élégamment (avec les formes & l’humoeur), s’en décrotter. C’est peut-être ça, la modernité — saveurs & chaleurs, c’est bien le diable!— du teXte.

Dédicaces, adresses, référence : c’est déjouer —a) l’insouci, chronique dans la littérature occidentale, de la forme (opposée au « sens », méprisée en tant qu’artifice, en fait, au nom d’un increvable Idéalisme qui redoute, plus que tout, les sens de cette forme… au nom de l’Essence) ; —b) la haine, très bien portée ces derniers temps, du théorique (opposé par je ne sais quel tour de passe-passe idéologique, à la vie ou à quelqu’autre alibi, tout aussi flou). Mais préférence dans déférence, je souris…

J-P.B. 23.8.84 / 20.2.05

Premières impressions : Livre très bien réalisé par Françoise Favretto. Cet ensemble non pas déconstruit, mais saisi dans la geste vive d’une non-construction, donne à voir cette modernité à laquelle se rattache Jean-Pierre Bobillot, et qui n’est pas sans croiser dans ses horizons celle qui est défendue par Prigent, même si ce dernier se réfère quasi-jamais au premier. Donc, fragments d’années écoulées au rythme de l’inscription d’une pensée qui croise textualité poétique et réflexion théorique ou politique (p.20). La question qui se pose, quel sera l’héritage de cette modernité. Question qui en ce début de XXIème siècle se pose de plus en plus, je crois…
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rédaction

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3 comments

  1. yves justamante

    C’est bien de parler de certains auteurs qui ne misent pas tout sur la com mais sur l’exigence de leurs créations. Dernièrement on a un peu le sentiment que la qualité, profondeur, pertinence… de l’oeuvre ( ? ) est masquée par le réseau, copinage VRPinage. La nouvelle génération connaît-elle ses aînés ?

  2. rédaction (author)

    Je ne sais pas ce que vous voulez dire. Les aînés, en tout cas ici nous intéressent cf. ce qui a été écrit sur Christian Prigent, Bernard Heidsieck, Michel Giroud ou Joël Hubaut, … La question tient plus à l’articulation que nous faisons des différentes générations. Rupture ou lignes généalogiques. C’est bien plus la question que nous nous posons ici avec Fabrice Thumerel ou Hortense Gauthier.

  3. yves justamante

    Je ne parlais pas de vous. Votre site est excellent et semble ouvert à des pratiques fort diverses, des strates complémentaires ou oppaosables. Encore bravo. Je m’étonne seulement que quelqu’un comme Bobillot, malgré son oeuvre poétique et théorique, puisse apparaître aux yeux de quelqu’un qui se lancerait dans la machine poétique aujourd’hui même comme un simple inconnu. A coup sûr il n’a pas cherché à ce que son nom rebondisse dans le réseau et le réseau n’en a cure.
    Pour preuve, il n’est pas dans Pièces détachées d’Espitallier ( qui est un très bon livre )( si l’on excepte la référence à son livre sur Heidsieck ).
    Je vais peut-être arrêter de laisser des commentaires sur chaque nouvelle page…

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