[livre] Le coefficient d'échec, de Véronique Vassiliou (éditions Comp'act)

[livre] Le coefficient d’échec, de Véronique Vassiliou (éditions Comp’act)

novembre 1, 2006
in Category: Livres reçus, UNE
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Le coefficient d’échec de Véronique Vassiliou, éditions Comp’act, ISBN : 2-87661-392-1, 74 p., prix 16 €.

4ème de couverture :

vassiliou2121.jpgQue racontent les carnets d’Angèle Basile-Royal, mnémographe, partie au pays des sauvages pour en connaître les moeurs, pratiques, coutumes, etc ? Sa descendante, Véronique les a rassemblés avec soin afin de les donner à lire en un livre recueil de carnets, suite de notes, d’observations, de faits dressant le portrait fluctuant d’un peuple méconnu. Ces carnets sont augmentés des lettres de Petit-chêne-à-fleurs bleues, adressées à son frère sauvage, partie quant à elle au Pays-des-non-sauvages, en quête de traces de Sépoié, divinité étrange, inquiétante et, tour à tour, commune et proche. Qui est, où est Sepoié ? On trouvera ainsi dans Le Coefficient d’échec, des séries de cartes, lettres, indices, une bibliographie, un chant, des commentaires et de nombreuses digressions.

N.O., le détournement, Le Coefficient d’échec et Le + et le – de la gravité (trilogie) sont à lire de haut en bas, de droite à gauche et de bas en haut. Enquêtes successives, livrées en kit, elles se faufilent entre les genres.

Véronique Vassiliou, petite-fille de Rose Giovinazzo et Dominique Deiana, de Georges Vassiliou et d’Angèle Caliaros, arrièe petite fille de Grégariou Vassiliou marié à Panoria Engonopoulou, ainsi que Maria Capsis marié à Michel Caliaros, serait l’arrière petite-fille par adoption de Fortena Caliaros. Aurait un lien de parenté étroit avec Angèle Basile-Royal, mnémographe, ainsi qu’Angèle Kalia, physicienne. Est née dans le quartier de Saint-Jean-du-Var à Toulon, in extremis (23h55), le 1er janvier 1962. Collectionne, archive, assemble, observe, aligne, vaque, fabrique, monte…

Premières impressions :

Comment faire tenir en aussi peu de pages autant de logiques d’écriture ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, alors que ce livre est relativement petit, Véronique Vassiliou réussit avec intelligence à multiplier les ruptures, les interstices de notes, de lettres, ceci en créant un système logique autonome et troublant. En effet, proche pour une certaine part des formalisations de la littérature fantastique d’un Poe ou d’un Borgès, ses postulats fictionnels s’établissent sur une ambiguïté d’emblée : puisqu’elle situe ce coefficient d’échec dans l’entrelacement de ses origines réelles (mais ne seraient-elles pas déjà fictionnalisées) qui sont en 4ème de couverture, et de l’arbre généalogique qui débute le livre. Véronique Vassiliou fait partie de ses rares qui conjuguent tout à la fois une réflexion sur la nature des dimensions d’écriture contemporaine (archives, communication liée à la technologie, logique scientifique) et de l’autre un travail d’imagination, de fictionnalisation, c’est en ce sens qu’elle développe une dynamique ambigüe d’écriture, qui (se) joue de ses faux-semblants et des subterfuges qui y sont impliqués.[PB]

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rédaction

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