[livre] Vienne le ciel, Jérôme Bonnetto

[livre] Vienne le ciel, Jérôme Bonnetto

février 5, 2007
in Category: Livres reçus, UNE
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bonnetto.jpgJérôme Bonnetto, Vienne le ciel [roman], éditions L’Amourier, collection Toth, 96 p., ISBN:978-2-915120-28-8, 12 €.
4ème de couverture:
Qu’une mère soit le cadavre d’une femme amoureuse, cela peut-il se dire ?
Cela peut s’écrire.
Mêlant de nombreuses voix narratives, comme autant de tesselles pour une mosaïque, c’est ce que réussit à faire Jérôme Bonnetto dans ce récit à la construction parfaitement maîtrisée. On y suit les pérégrinations d’un photographe et de celle qu’il prétend aimer au travers de l’objectif impitoyable de son appareil à capturer reflets et postures.
Il faudra bien des voyages de Prague à Prague en passant par le Japon, bien des clichés souvent arrachés au cours des jours pour qu’apparaisse, toute douceur et toute fureur — femme, mère, amour — celle qui fait trembler la lumière, Ada. Ada qu’on ne peut qu’aimer. Sans preuve.

Jérôme Bonnetto
Né en 1977 à Nice. Des études de sciences, puis de lettres modernes qu’il enseigne actuellement. Il navigue entre écriture, photographie et musique quand il ne mêle pas les trois. De nombreux voyages à Prague, à Vienne, à Rome. Il a pubié deux recueils de poèmes Le livre de Brouillon, et Passerelle (co-écrit avec Claire Legendre).

Premières impressions :
En toute franchise, rien ne destinait Libr-critique à parler de Jérôme Bonnetto, dont la langue comme en témoigne aussi bien ses premières poésies que celle de Vienne le ciel, appartient aux horizons de la littérature davantage lyrique, ancrée aux tensions affectives, émotionnelles du récit, qu’aux recherches contemporaines de la poésie et de la littérature, liées aux avant-gardes, aux recherches formelles, aboutissant souvent à une posture critique et politique face au monde. Toutefois, avec la publication dans les cahiers de Benjy d’un texte fondamentalement plus proche de la modernité, je fus surpris de cette ouverture, de cette rupture avec ses écrits passés. Jérôme Bonnetto, comme il a bien voulu me le dire, suite à des questions que je lui ai posées en recevant le SP de son livre, en effet découvre depuis seulement quelques temps, les recherches contemporaines et en ce sens les interrogations qui initient ses langues, ses architectures spécifiques. Est-ce là un tournant net et radical, posant deux versants hétérogènes dans son travail ? Ou bien y aurait-il déjà, dans des textes comme Vienne le ciel, les traces de certaines recherches modernes sur la langue, et dans la construction de son récit ? La chronique que je vais donner à lire montrera que derrière l’apparent classicisme de la langue [métaphores, emphase affective, psychologisation du réel] de Vienne le ciel, déjà s’esquisse certaines recherches d’écriture qui échappent aux contrées lyriques, pour se poser dans une modernité qui reste cependant encore à découvrir et à approfondir.

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rédaction

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