[Manières de critiquer] Les représentations du travail en France dans les fictions narratives contemporaines : le renouveau du

[Manières de critiquer] Les représentations du travail en France dans les fictions narratives contemporaines : le renouveau du « roman social »

juin 2, 2012
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Suite au colloque "Et voilà l’travail !", qui a eu lieu au CNAM (Paris) le 4 février dernier, et avant ma prochaine intervention à Saint-Brieuc le 18 octobre, voici la problématique de ma recherche en cours (avec corpus et bibliographie).

Les représentations du monde du travail dans la littérature française sont historiquement et politiquement marquées, liées à la corrélation entre l’avènement de la classe ouvrière et les mouvances qui l’ont placée au cœur de leurs problématiques (naturalisme, populisme, littérature prolétarienne, réalisme socialiste). Aussi, selon Sophie Béroud et Tania Régin qui ont coordonné l’ouvrage collectif intitulé Le Roman social. Littérature, histoire et mouvement ouvrier, le déclin de cette classe à laquelle le marxisme avait réservé un rôle déterminant a-t-il pour corollaire sa relégation dans des genres périphériques comme le polar1 ou le récit de témoignage2 – constat que corroborent Michel Ragon, Frédéric Saenen ou encore Jean-Paul Engélibert. D’où les interrogations cruciales qui n’ont pas manqué de se poser : « une littérature néo-prolétarienne est-elle possible ? », quelle nouvelle figure de l’homme au travail (homo laborans) après celle de l’ouvrier comme « homme nouveau » des années trente ? (Frédéric Saenen) ; « Le "roman engagé", le "roman ouvrier", le "roman de la condition ouvrière" ont-ils donc encore leur place aujourd’hui ? Que vaut le "roman du travail", alors même qu’il est question de la "mort du travail" ? » (Marcel Marty)…

Assurément, la fin des Trente Glorieuses comme de certaines formes littéraires (littérature engagée, avant-gardes, écritures de 68) font du début des années 80 un tournant. Celui, tout d’abord, d’une mutation économique et socioculturelle sans précédent, d’un bouleversement qui est, non pas celui de la fin des idéologies, mais bel et bien du triomphe de l’une d’entre elles, le néolibéralisme. « Le libéralisme économique, c’est l’extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société », note amèrement le narrateur du premier roman de Michel Houellebecq, Extension du domaine de la lutte (p. 115). En un siècle, la masse étant « mûre / pour son atomisation » (Bouvet, 16), on est passé d’une société de production à une société d’hyperconsommation (Lipovetsky), faite de flux et de services, dans laquelle le « paysage post-industriel » est dominé par une multitude d’écrans (Bouvet, 54). Et donc d’un monde social marqué par une classe ouvrière relativement homogène et solidaire à une société de cols blancs isolés qui ne partagent qu’un mode de vie relativement uniforme3. La société « post-industrielle » (Daniel Bell) est celle du chômage de masse dans un monde du travail dérégulé ; celle dans laquelle la France occupe le troisième rang du marché mondial de l’intérim ; celle où tournent en boucle ces nouveaux mots fétiches que sont « productivité », « compétitivité », « flexibilité » et leurs envers inacceptables : « précarité », « pauvreté »4

La société post-tayloriste est celle de la révolution managériale qu’annonçait James Burnham en 1941 : à l’utilitarisme du XVIIIe siècle et à l’organisation rationnelle du travail (Taylor) succède une nouvelle rationalité, celle de l’efficacité, qui va jusqu’à progressivement s’imposer comme paradigme social dans toutes les sphères d’activité. Ce que l’on nomme désormais « la culture de l’entreprise » repose sur les Nouvelles Formes d’Organisation du Travail (NFOT), selon lesquelles prévaut une triple logique (individualisme / performance / concurrence) ; paradoxalement, l’individualisation de la relation au travail ne fait pas des salariés des acteurs à part entière, dans la mesure où ils sont ballottés dans un univers entreprenarial sans visage humain, sujets isolés qu’emporte, avant même « lacrise » (Séné), la tourmente d’une économie dérégulée qui, tel un surgénérateur nucléaire, menace sans cesse de s’emballer… Dans ce nouveau monde du travail où le contrôle horizontal (par responsabilisation) s’est substitué au contrôle vertical (par assujettissement), les flexisalariés doivent subir le stress surgénéré par la pression des clients, la concurrence, ou encore la crainte de ne pas réaliser les objectifs fixés. Dans L’Open space m’a tuer, Alexandre des Isnards et Thomas Zuber témoignent des "nouvelles formes de violence" exercées par le nouveau management : "le diktat de la bonne humeur et de la convivialité, la fausse liberté qu’offre la flexibilité, le supplice du timesheet ["pointeuse moderne"], la folie de l’évaluation et de l’autoévaluation, le manque de reconnaissance, etc." (13). Moralité : "Accessible (tutoiement), ouvert (open space), le nouveau management joue sur un registre plus intime, plus participatif. De l’extérieur, cela donne envie. De l’intérieur, on se rend compte que rien n’a changé […]" (35). La rentabilité ayant raison de tout pour avoir été érigée en finalité première, les conséquences ne se font pas attendre : problèmes de santé publique (intoxication à l’amiante, TMS – troubles musculaires squelettiques –, dépressions – « burn out » –, suicides…), accroissement de « la souffrance au travail » et des « risques psychosociaux », développement de la psychopathologie du travail…

Rien d’étonnant, dans ces conditions, à ce que la question du travail soit devenue une question sociale et littéraire majeure. D’où la quantité de rencontres, colloques et publications (récits et travaux divers), comme le succès public et institutionnel (critique et prix littéraires) de certains auteurs (Beigbeder, Beinstingel, Bon, Caligaris, Duteurtre, Filhol, Filippetti, Houellebecq, Kaplan, Massera, Mordillat, Pagès, de Vigan…). Rien d’étonnant non plus à ce que l’on puisse déceler une homologie entre, d’une part, les mutations économiques et socioculturelles, et, d’autre part, les nouvelles formes d’écriture du travail. Que les labels choisis pour rendre compte des mutations du « roman social » soient anciens (« roman ouvrier », « roman du travail ») ou nouveaux – allant jusqu’à déterminer de véritables sous-genres : « romans de bureau », « romans d’entreprise », « écritures de la précarité » –, l’important est de réfléchir avec rigueur, méthode et précision sur la diversité qu’offrent les fictions narratives depuis une trentaine d’années : quelles représentations du travail ? quelles interrogations sur la notion même de représentation ? quelles thématiques ? quelles formes d’écriture ? Deux principaux écueils sont à éviter. Le premier consisterait à dresser une ligne de démarcation par trop radicale entre « le retour au réel » des postmodernes et les aventures purement textuelles des avant-gardes : l’aliénation des classes laborieuses n’est-elle pas justement le sujet des deux premières pièces de Valère Novarina, comédies carnavalesques des plus grinçantes (L’Atelier volant et Le Babil des classes dangereuses) ? Le second serait de considérer ces nouvelles fictions du travail comme hyperréalistes, et par là même comme de simples documents qui reflèteraient la nouvelle réalité sociale. À cet égard, dans sa présentation du C’était de Joachim Séné, François Bon nous rappelle que, en la matière, l’entreprise littéraire prévaut sur l’univers de l’entreprise représenté : « Les textes de littérature qui ont le mieux honoré les contradictions propres au monde du travail, et ce qu’il fait émerger de notre humanité nue, sont ceux qui ne poursuivaient pas le travail lui-même, mais bien leur seul principe littéraire. »

En nous fondant sur un corpus représentatif du champ littéraire central – établi à partir de références critiques (réception des œuvres) et spécifiques (références bibliographiques fournies par les travaux mentionnés), mais aussi de découvertes personnelles –, il s’agira d’établir la sociogenèse des configurations thématiques et formelles qui évoquent le monde du travail en un temps ultramoderne. Autrement dit, il nous faudra examiner en quoi le monde du travail est lié à une histoire et une géographie sociales particulières (archéographies) ; la façon dont sont traités les figures du monde salarial et les discours dominants, dont sont représentés divers microcosmes (usines et entreprises), les faits sociaux (conflits, restructurations, accidents du travail, suicides…) et les conditions de travail (sociographies) ; comment se mettent en place les modes et modalités narratifs.

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1 Parmi les plus remarqués : Anne Matalon, Petit abécédaire des entreprises malheureuses, éditions Baleine, coll. "Canaille/Revolver", 1996 ; Pierre Lemaitre, Cadres noirs, Calmann-Levy, 2009 ; Jean-Pierre Levaray, Tue ton patron, Libertalia, 2010…

2 Parmi les plus récents : Franck Magloire, Ouvrière (2002), Seuil, "Points", 2012 ; Fabienne Swiatly, Gagner sa vie, La Fosse aux ours, 2006 ; Vincent De Raeve, L’Usine (préface de F. Bon), Couleurs Livres, 2006 ; Sylvain Rossignol, Notre usine est un roman, La Découverte, 2008 (rééd. Le Livre de Poche, 2009) ; Alexandre des Isnards et Thomas Zuber, L’Open space m’a tuer, Le Livre de Poche, 2008…

3 Si, en 1962, les ouvriers totalisaient encore 38,9 % de la population active, en 2009, ils ne représentent plus que 22,4 % de la répartition de l’emploi par CSP. Du reste, concernant la répartition de la population active par secteurs, la comparaison des chiffres entre 1936 et 2009 s’avère des plus révélatrices : le secteur secondaire est passé de 33,6 % à 21,7 % et le tertiaire de 34,8 % à 75 % (chiffres INSEE).

4 De 1980 à 2011, le taux de chômage est passé de 5,4 % à 9,8 %. En outre, depuis 2005, le taux de travailleurs pauvres (foyers dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté) avoisine les 8 % (soit deux millions environ) ; toujours de source officielle, en 2009, la précarité affecte 9,8 % des employés (CDD : 8,2 % ; intérim : 1,6 %). On peut même noter l’apparition d’une catégorie surprenante, celle d’ "intellos précaires" : "13 000-14 000 journalistes, 60 000 enseignants dans l’enseignement secondaire, 20 000 enseignants ou chercheurs dans l’enseignements supérieur, 15 000-20 000 architectes, 13 000 formateurs, 8 000 photographes, plusieurs milliers de correcteurs et de traducteurs, 4 000 auteurs professionnels, […] environ 150 000 personnes […]" (Rambach, p. 40).

CORPUS (40)

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Fabrice Thumerel

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