[Manifesten] Olivier Quintyn & Pilar Bauman, Performance sonore.

[Manifesten] Olivier Quintyn & Pilar Bauman, Performance sonore.

février 2, 2007
in Category: UNE, videopodcast
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image-48.png1er février
4ème vidéo, Création sonore live d’Olivier Quintyn et de Pilar Bauman, lors de la soirée Déclaraction à la Galerie Lavitrine, 4 rue Raspail, Limoges. L’exposition dure jusqu’au 6 mars.

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Hortense Gauthier

études littéraires (lettres sup'), diplômée de Science Po' Lille - mène un travail poétique trans-média en explorant les différentes matérialités de l'écriture (sonores, visuelles, plastiques, numériques, corporelles ...) - fait des performances sonores et multimédias sous le nom HP Process (avec Philippe Boisnard) - anime la revue littéraire Talkie-Walkie, http://www.talkiewalkie.org - secrétaire de l'association Trame Ouest

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31 comments

  1. olivier quintyn

    ce n’était pas une perf en solo mais la deuxième partie était en collaboration avec Pilar Bauman svp mentionnez ça dans le titre de la vidéo pour justesse de l’information
    thanks

  2. Olivier Quintyn et Pilar Bauman

    pardon je voulais mettre une image idiote avec mon commentaire mais le lien n a pas marché . N’en tiens pas compte.

  3. rédaction

    ça y est c’est corrigé. C’est que je n’avais le nom de ton amie quand j’ai mis cela en ligne. Dans tous les cas vraiment bien le set. Avec HP-Process comme a du te l’expliquer Hortense, nous travaillons dans des directions similaires au niveau sonore : cf voir.

  4. sylvain courtoux

    ouais olivier c’était trop fort ce que tu as fait avec PilaR, vraiment trop bon.
    _______&________________________________VIVE LA POP,
    donc. LA POP.
    bisous à tous,
    s.

  5. l'internaute

    La musique, ça s’étudie, on en a encore une fois la preuve.
    En quoi est-ce que cela appartient à la poésie ?
    Faire de la musique astructurée ( dégueulis sonore à l’américaine ), ça suffit ?
    Et pourquoi ce serait pas tout simplement de la musique ( mal faite ) ? Celui qui faiot ceci est peut être trop intelligent. Il se dit peut-être que faire de la musique, c’est d’un banal.
    Classer ceci dans la poésie, c’est certes déplacer les frontières, mais pas comme on l’entend habituellement. Ca permet surtout d’échapper aux critères musicaux puisque c’est de la poésie et aux critères poétiques puisque c’est de la musique.. Ingénieux, non ?

  6. cp

    c’est chopin qui se déclare poète
    et non pas son oeuvre
    c’est lui qui a ce choix
    la liberté de prendre cette décision lui incombe
    je veux bien qu’on dise ce qu’on veut (c’est du dégueulis, c’est mal fait, de la merde? arrêtons!…) mais en tout cas il faudrait un peu se pencher sur l’histoire de la poésie (il est vrai que de toute façon en France on est plutôt mal informé, avant de dire que ce n’est pas de la poésie, ou que l’on trouve cela injustifié. Qu’est-ce qui fait qu’un ready made c’est de l’art ? la signature ? qu’est-ce qui fait qu’un son soi de la poésie ou de la musique ? qu’est-ce qui fait que déplacer des pianos on puisse appeler cela de la musique ? pourquoi ? il y aurait beaucoup à dire et on peut, certes, être réactionnaire, on a le droit aussi, certes. D’ailleurs : qu’est-ce qui fait, quels sont les caractéristiques du réac ? il faut lire thévoz, plaidoyer pour l’infamie, où il parle de l’art (car c’est bien d’art, et pas seulement de poésie qu’on peut parler, il faut poser les vraies questions), qui réfléchit sur l’art du XXème siécle, qui parle de la notion de génie, des icônes, et de l’art comme on le faisait avant et comme on le fait maintenant. Pour lui, ce qui est le plus représentatif de l’art d’aujourd’hui c’est les avions furtifs, les tanks et toute sorte d’engins militaires. Un jour dit-il, on considérera cela comme l’art du XXème siècle, et non les oeuvres des artistes, même le minimal art est encore recouvert de la graisse sémantique alors qu’un avion de combat il n’y a rien de trop. De plus, c’est un art de la mort, c’est un art fait par tous (contribuables), un peu comme les oeuvres du passé qui n’étaient pas faites pour être jolies. ça donne à réfléchir ce bouquin (au puf) et aussi sur ce qu’il dit du dessin, de l’icône (vero nica, la vraie image et aujourd’hui, quand on dit VU A LA TELE, ça veut dire que c’est vrai, qu’on y croit, tout comme les icônes, mais je vais un peu vite là, c’est bien plus complexe et intéressant, avec le passage sur Warhol – il ne rejette donc pas du tout l’art d’aujourd’hui, il dit qu’un jour peut-être il n’y aura plus de domination intellectuelle ou artistique d’un tel ou d’un tel, l’art pourra être fait par tous justement parce qu’il n’y a plus de type hors du commun et tant mieux. seulement la critique sera fait aussi par tous, attention les yeux !

  7. cp

    de plus : « la musique ça s’étudie »
    oui ça s’étudie mais de quelle manière ? Novarina prenait tous les instruments en même temps et rentrait dans le studio de france culture et faisait de la musique sans savoir jouer aucune note, néammoins, écoutant cela, j’étais vraiment frappé comme je ne l’aurais peut-être jamais été par un virtuose.
    c’est d’une virtuosité autre qu’il s’agit.
    le dessin ça s’étudie aussi
    le texte, l’écriture, et je suis toujours en train de l’étudier, mais il ne faut pas oublier que l’art nul a fait son apparition il y a bien longtemps, et les happening vous connaissez ?
    fluxus ?
    la vie, la liberté, le fait de souffler, vous savez faire ? vous avez étudié la vie avant de vivre ? avant de vous permettre l’impudence de venir respirer à mes côtés ? vous avez buché ça ou vous êtes un cancre ? à quoi sert l’art (et non savoir jouer d’un instrument), c’est la question de fond, il faut pas tout mélanger

  8. christophe fiat

    Il ne faut pas confondre la musique et le son… Je parle d’un point de vue politique… Par exemple Thomas Bernardt parlait souvent du potentiel fasciste de la musique… Aujourd’hui, c’est le son qui a pris cela en charge… Le son déploie sans doute ce potentiel fasciste, à l’insu des poètes… Ceci dit je ne dis pas ça contre Olivier Quintyn… Mais c’est une vraie question : Que fait la musique ? Que fait le son ? Je ne veux pas vous refaire le coup des ritournelles avec Deleuze et Guattari, mais quand même ils ont dit des choses essentielles concernant cette distinction. CECI DIT AUJOURD’HUI, C’EST VRAI QU’IL Y A DU SON PARTOUT, IL FAUT MÊME METTRE SON IPOD OU SON WALKMAN POUR ÊTRE SÛR D’AVOIR LE SILENCE QUI N’EST PAS LE SILENCE MAIS « SON » SON À SOI. QUELLE HORREUR ! Mais hélas, je ne vois guère venir de poètes sonores à l’horizon. Hélas. En revanche, il y a beaucoup de bruit (mélange entre musique et son) et ne me faites pas le coup de la musique concrète !

  9. rédaction

    La distinction entre son et musique est-elle pertinente ? Est-ce que la musique n’est pas d’abord et avant tout un son spécifique (harmonie, mélodie, rythme pour ce qui est conventionnellement établi) ?
    En quel sens, comme le rappelle Charles, sans mentionner John Cage, en effet, il y a une exploration du son qui s’est invitée dans la musique, et qui depuis, a été réapproprié par la musique elle-même à partir de sample, de création concrète, etc ?

    Là, ce serait intéressant d’avoir l’avis de Joachim Montessuis, qui connaît parfaitement les traditions bruitistes, mais aussi les poésies sonores corporelles, conçues à partir du souflle, des bruits organiques comme chez Henri Chopin.

    Pour l’internaute : si, la modernité négative, a questionné en direction du hors texte, de ce qui se joue au niveau d’un réel qui ne peut être repris dans la représentation, mais seulement dans la présence idiolectale, en quel sens ces pistes se constituent comme poésie ? Si, pour reprendre Derrida dans la dissémination, cet hors texte, est un signifié transcendantal, donc condition de possibilité même du texte au niveau de notre entendement, comment peut être approché, dans son aporie, ce signifié ? A savoir quels signifiants rencontrent ce signifié, si ce n’est, non pas l’image, ou encore le sens, mais justement l’expérience a-signifiante de certaines épreuve sonores ?

    bon tout cela écrit à la va vite, dans un parc à Toulouse, où il fait bon, où le ciel reste clément…

  10. christophe fiat

    La distinction son/musique est pertinente d’un point de vue politique, justement parce que dans l’esthétique tout se confond. Par exemple, comme se fait-il que personne n’ait encore appliqué l’expérience sonore qu’évoque Burroughs dans « La Révolution électronique » ? Ou comment expliquer que cette expérience soit passée du côté des dominants ? La musique concrète aujourd’hui est la tarte à la crème de la poésie dite « sonore » (ne parlons même pas du rock et de la pop) Par ailleurs, je pense (je l’ai déjà dit) qu’il est plus facile de faire du son ou de la musique que d’écrire de la poésie ou de la littérature. « Plus facile », cela veut dire que ça produit plus d’intérêt au niveau de l’affect (bonjour les dégâts au niveau de l’intellect !). Nous sommes les contemporains de l’usage démocratique et pédagogique des logiciels sons qui servaient avant aux pros. La preuve, si les poètes pensaient que la travail sonore avait de la valeur, pensez-vous qu’ils accepteraient d’être publiés dans des audio-livres avec la mention = disque offert gratuitement = ?

  11. l'internaute

    Merci pour toutes ces réponses, distillées courtoisement.

    « et ne me faites pas le coup de la musique concrète ! » Pouvez-vous développer ceci, Christophe, je ne saisis pas l’implicite.

    Je ne dis pas que la musique avant Cage ( mais aussi Varèse, Russselo et d’autres ), c’est bien, et qu’après ça se dégrade.
    Je dis, de façon claire cette fois, que le mélange des media s’il ne prend pas en compte ce qui s’est fait avant – et là, je parle de l’histoire des avant-gardes, non pas des formes traditionnelles -, revient à réinventer la roue. ( Sysiphe de la radicalité )
    Or, dans ce que je vois de l’extrait d’Olivier Quintyn, je retrouve quelque chose de connu qui se nomme musique ( électronique live ). Or ceci a une histoire. En France il y a quelque chose qui commence avec Pierre Schaeffer et peu de temps après Henri. Ce que l’on nomme pour les premières années musique concrète qui deviendra musique électro-acoustique ( tiret ou pas ? ) et acousmatique ( Bayle du GRM ). C’est une musique de support, au départ. « Hétérozygote » ( 1963-1964 ) introduit les sons anecdotiques et c’est une révolution ( des sons reconnaissables dont on se sert de manière abstraite ( et donc pas des bruitages ) de Luc Ferrari. Il y a aussi la musique mixte qui allie musique pour bandes ( qui ne sont aujourd’hui plus des bandes ) et instrumentale live. Depuis de nombreuses années, des gens issus de l’acousmatique, ou venus d’ailleurs, font ce que j’entends dans le travail présenté ici. Ca existe et ça fait partie de la musique. C’est vaste, riche et plein de nuances. Il y a aussi l’école américaine, qui elle, s’intéresse plus aux capacités technologiques des appareils ( comparer Max Matthews à Henri ) et au live. La Monte young conçoit des scènes de perception expérimentales. Les Américains sont très démonstratifs. Il y a aussi l’école allemande, plus rigoureuse, scientifique, liée au sériel. Hymnen. Et puis il y a tout plein d’autres formes musicales : Il y a la musique spectrale avec Gérard Grisey ( je vous recommande vivement les espaces acoustiques )
    Tout ça très vite dit, à la hache, avec beaucoup de raccourcis afin de dire maintenant :

    – que ce qu’y se joue dans cet extrait n’est pas neuf. Ca existe tel quel qualifié de musique. Ca appartient à une histoire. L’histoire de la musique, qui prend d’ailleurs en compte les porosités avec d’autres media ( L’après-midi d’un faune ( musique à programme )… )
    – que ce qui change, c’est qu’on appelle ceci de la poésie. Bon. Je continue à appeler cela de la musique ( expérimental live ). Ce n’est pas bien grave. On s’en fout après tout. Vous appelez cela de la poésie, moi de la musique. Je ne regarde que l’oeuvre ( fort mal à cause du format vidéo ) et je ne crois pas au pouvoir classificateur de l’artiste lui-même. Il faut que ce que j’entende déplace des frontières. Or ici, je vois les frontières, mais pas le mouvement des.
    – le problème, car il y en a un, c’est que si on me présente ce travail comme pointe et figure de l’extrême-contemporain, moi je dis non, il y a erreur sur la marchandise. Si l’oeuvre elle-même ne déplace rien, ce n’est pas les concepts sortis des poches de l’artiste qui feront que je voie la pièce différemment. Car l’artiste peut se tromper. Il est souvent dépassé par ses oeuvres et c’est tant mieux. Vous allez me dire que je sacralise l’oeuvre, j’en suis sûre ( que vous allez me le dire )

    Après, moi je parle seulement de ce que je vois ici. Le travail d’Olivier Quintyn peut être beaucoup plus vaste et riche que ce que l’on peut voir dans un extrait vidéo de quelques minutes avec du mauvais son. A vous de me le faire savoir.

    Il y a une pression. Soyons critiques.

    On n’est pas obligé d’applaudir à tout.

  12. l'internaute

     » l’expérience sonore qu’évoque Burroughs dans “La Révolution électronique”  »

    C’est quoi, ça, Christophe, je te prie ?

  13. l'internaute

     » La musique concrète aujourd’hui est la tarte à la crème de la poésie dite “sonore”  »

    Je ne comprends toujours pas

  14. christophe fiat

    Je veux bien répondre, mais qui est parle sous le nom de « ‘L’Internaute » ? Je peux aussi répondre sans savoir qui vous êtes, mais étant donné que vous m’appeler « Christophe, je te prie », vous devez me connaître (alors que je ne sais pas qui vous êtes)… Ceci dit en passant, mes propos ne visaient personne en particulier, mais symptomatisait davantage un trait de l’époque, disons, ce qu’on appelle la tendance de l’époque ou pour reprendre Guattari, ce qui est en « vogue sur la vague ».

  15. l'internaute

    Non, je ne vous connais pas.
    Je peux vous dire mon nom que ça ne changerait rien.
    ( Je peux le faire cela dit )
    Je disais « tu » et « Christophe » sans promiscuité, pour faire simple.

  16. Hortense Gauthier (author)

    suite à ces commentaires, et à ces questions trés intéressantes autour du rapport son/poésie/musique, je voudrais juste préciser quelques éléments :
    cette vidéo fait partie de l’ensemble de la programmation de Manifesten, le festival de New Al Dante d’il y a un an, que Libr-critique a retransmis en quasi direct sur le site
    j’ai donc passé 4 jours à Limoges à tout filmer et à mettre des extraits sur le site
    j’ai donc retransmis cette prestation de Quintyn, dans ce cadre là
    mais c’est vrai que sinon, je ne pense pas que cette performance aurais été spontanément publiée par Libr-critique

    pour ma part, je pense que Quintyn fait du son/de la musique quand il fait cela, et il n’appelle pas cela de la poésie (d’aprés ce qu’il m’a dit, mais ça serait à lui de le confirmer, de préciser la chose),
    donc il ne cherche pas à faire passer ce qu’il fait pour de la poésie
    s’il y a confusion ou mélange des genres, ou transgression de frontière, cela est dû à la programmation, qui est le fait de L Cauwet
    il faudrait interroger plus souvent les programmations, pourquoi dans des festivals de poésie il y a du son, de l’art plastique, et pourquoi des pratiques poétiques et performatives sont imbriquées dans des ffestivals, de sons, de danse, d’art contemporain, etc ….
    la trnsgressions des genres et des frontières n’est pas seulement dû aux artistes, mais aussi à des contextes, (temporels, spatiaux, sociaux…) et à des programmeurs
    par contre on peut juger son travail d’un point de vue musical/sonore
    mais ce n’est pas à nous de rendre compte de la totalité du travail de cet artiste, si vous voulait mieux comprendre l’ensemble de son travail, c’est aussi à vous de vous renseigner sur lui ….
    on peut trouver qu’il n’y a rien de trés nouveau dans sa musique, mais je ne pense pas que le critère de nouveauté en son soit trés pertinent
    par ailleurs, nous n’avons jamais présenté le travail sonore de Quintyn comme « la pointe de lextrême contemporain » !! nous rendons compte de pratiques actuelles, voilà tout …
    la question qui pourrait être posée c’est pourquoi Quintyn fait-il ce travail sonore, aprés avoir fait de la poésie, et en ayant une pratique de théoricien par ailleurs ?

    et pour ce qui est du cours sur l’histoire de la musique trés bien
    mais il faudrait aussi préciser qu’il y a une histoire et une relation trés étroite entre péosie et son, et entre poésie et arts électroniques depuis plus d’un siècle !

  17. cp

    thévoz dit aussi, dans le même livre, ce qui marquera notre époque, ce qui sera le trait le plus marquant de notre civilisation ça sera la laideur
    mais bon, peut-être faut-il rentrer dans le vif du sujet, parler son, musique, est-ce du bruit ? de la poésie ? de la musique ?
    pour ma part je trouve pas ça intéressant, d’autant que l’internaute vous jouez les candides et juste après vous nous faites une super leçon de musicologue, alors arrêtons, car en effet il y a plus d’un grand compositeur, comme Aperghis, qui n’ont aucune honte a faire croire qu’ils font du nouveau. Wolman s’étonnait déjà qu’un type aux usa avait fait 4’33 de silence alors que chez les lettistes cette pratique n’était pas nouvelle. cela dit, si Cage a fait ça, c’est qu’il voulait un silence ininterrompu. De son ou de musique ???
    « jusqu’à ma mort, dit-il, il y aura toujours du bruit et ils continueront à me suivre même après ».

  18. cp

    Je voulais aussi avancer, pour ce qui est de la poésie sonore (qui sera toujours un parent pauvre) que tout de même, si les CD sont publiés avec les livres c’est que la poésie est toujours quoi qu’on fera attachée au livre et donc si un poète veut vendre sa « musique » il faudra bien passer par là, c’est-à-dire trouver le compromis livre avec CD. Sinon, il faut sortir de la librairie et vendre un cd comme un disque de musique, ce que pour ma part je vais faire bientôt, mais ça ne sera pas du tout dans le même circuit et ça peut très bien être casse gueule. Mais il y a une chose que je ne comprends pas, c’est lorsqu’il y a un débat ici, tout de suite il faut que ça parte vers l’économie de l’objet. On parle économie, argent, représentation, commerce, vous avez déjà glissé sur cette vague lors de la grande discussion autour du clip de notre amie la poésie…

  19. christophe fiat

    Charles, le problème c’est qu’aujourd’hui tout le monde confond COMMERCE, VALEUR, VENTE et ARGENT, sans parler de la confusion entre ART ESTHÉTIQUE ou REPRÉSENTATION ! Dans la discussion à laquelle tu fais allusion, j’évoquais le COMMERCE et Laure pensait que je parlais d’ARGENT ! Ici, j’évoque la VALEUR qui est toujours attachée à l’idée qu’on se fait de la place de notre objet dans un circuit commercial !

    Mais on peut comme tu le fais si bien tout mettre ça sur un plan d’économie libidinale, mais je trouve que c’est un peu limité parce qu’il faut envisager l’aspect économique sous un autre angle que celui des pulsions érotiques, c’est à dire sous l’angle du financier.

    Cependant, il n’est pas toujours utile d’évoquer l’économie. Par exemple, les puristes n’évoquent jamais l’économie, pour eux, il n’y a que des intentions et des actions qui portent ou pas, idéalement…

    Ceci dit quand tu te poses la question du côté « casse gueule » du circuit des cd, de quel cassage de gueule parles-tu ? Ceci dit, je ne pense pas que l’économique soit une dérive, mais plutôt un tabou, un non-dit.

    Pourquoi dans la chaine du livre, les poètes seraient les seuls à ne pas parler d’économie alors qu’ils fournissent le carburant ? – peut-être que Laure peut répondre étant donné qu’elle est éditrice et poètesse ? –

    L’argent est sale n’est-ce pas ? Surtout quand on n’en a pas ? N’est-ce pas ? Sors de ton Freudisme de comptoir ! Relisez Baudelaire ! Mallarmé ! Au moins, quand ils parlaient de l’argent, ils avaient un avis !

    J’ai l’impression qu’on est collège des fois… et que tout le monde écrit pour s’emballer des filles, ou ne pas quitter sa maman…

  20. christophe fiat

    Je répondrai plus tard à l’Internaute… Aujourd’hui, je n’ai plus le temps. À demain.

  21. cp

    ok papa
    je sors de mon freudisme de comptoir
    et je me casse du bar
    quand vous êtes à parler d’une oeuvre d’art, vous parlez fric ? je veux dire tout ramène à ça ? on peut pas parler d’autre chose ? c’est ce que je voulais dire
    de plus tu mets les points sur les i en jouant avec les mots, « je parlais commerce » mais à la fin de ton commentaire tu finis par parler fric, argent sale. donc c’est qui qui confond tout ? et qui confond tous les sujets pour qu’on en revienne sans cesse à ça? je veux dire que ça ne m’intéresse pas. Si je lis Freud, ou si je lis des philosophes, voir des poètes classiques, ce n’est pas le problème du commerce ou de l’argent qui va m’intéresser. Le problème est que justement on ne peut pas parler d’autre chose sans se faire taxer de naïf, de pur qui connait pas la valeur, le commerce. Mais quelque part j’en ai rien à branler de parler de ça ici, parce que ça c’est ma vie de tous les jours à pas savoir quoi bouffer demain mais ça ne m’intéresse pas, mon cas et mon histoire et mes problèmes d’argent ne m’intéresse pas au point de venir ici pour en parler.
    mais bon, moi non plus j’ai pas le temps ma maman m’appelle
    caca

  22. l'internaute

    Entièrement d’accord pour Aperghis, Charles. Dans le milieu musical, qui se doute que c’est de la poésie sonore remaniée et sans grand intérêt. C’est même trop bien fait, trop théâtral, trop chanté, comme quoi la qualité technique parfois peut nuire.
    C’est la preuve du cloisonnement entre les arts. Je maintiens qu’un bon décloisennement doit prendre en compte les deux histoires séparées et établir des points de jonction percutants ( et non pas prendre dans les deux media les formes les plus simples et les plus marchandes, sinon on est dans la marchandise et pas dans l’art ( mais pour cela, il faut encore pouvoir employer ce mot )
    Il y a trop de mots tabou ( sémantisme, valeur, genre, intention…). Prenons l’école, on ne peut plus parler de savoirs, de fondamentaux, dire que si l’on est pauvre, on a pratiquement aucune chance de sortir de troisième en maniant aisément sa propre langue. Que répond-on ? Qu’il n’y a pas une culture, mais plusieurs, qu’on n’a pas le droit d’exiger la même chose de plusieurs, que nous sommes des différences, que chacun est unique ( discours repris par le SNES ) …
    On est passé des cultural studies aux po-mos. De l’étude de la classe ouvrière dans son rapport à la culture à l’étude comparée des vertus des séries télé.
    Oui à la porosité, au transgénérique, à l’intermedia mais avec en parallèle et dans l’oeuvre le questionnement de ces notions.

    Mais tout le monde défend son domaine ( ou son terrain ) et ne voit pas plus loin que le bout de son champ.

  23. christophe fiat

    Si « con » ne désignait pas le sexe féminin, je dirais au crétin qui vient d’utiliser mon nom et mon prénom pour signer ce dernier post : t’es un vrai con.

    Mais le mieux, c’est de me casser. Il est 16 h 10, on est le vendredi 11 avril 2008.

    Comme dit Coluche, cité par Manuel Joseph : « Les pauvres sont des cons parce qu’ils n’ont pas d’argent ! ». Vous connaissez Manuel Joseph ? Et Daniel Foucard ? Hein ?

    Continuez à vous branler entre deux sites pornos et deux ou trois blogs de poésie et à cracher dans la soupe.

    Vous avez de la veine de pouvoir vous exprimer ici grâce à Fabrice et Philippe. Vous en avez de la veine, bande de ringards !

  24. cp

    ben au moins c’est bien
    parce que c’est pas un vendredi 13
    sinon on aurait été mal
    &
    tant mieux en tout cas si c’est pas toi qui m’a écrit ça
    mais également merci pour la bande de ringards
    c’est toujours ça que les pauvres n’auront pas !

  25. cp

    Hé Christophe Fiat ! j’ai deux bonnes adresses : XNXX et PORNOTUBE
    et tu peux laisser des commentaires
    (tout le monde aura compris que je m’adresse au faux Christophe Fiat! et pas à christophe fiat

  26. cp

    une question à l’internaute : quel est ton bout de champ à toi ?
    qu’est-ce qui t’intéresse ? et pourquoi critiques tu ce travail ? parce que tu t’y connais ?
    est-ce que les réponses fournies ont permis de te faire une idée sur le champ du voisin ?

  27. l'internaute

    Est-ce que c’est le vrai cp qui me parle ?

    Je critique ce travail pour critiquer.

    pour lancer un bout de munication
    aussi plein de choses qui me bottent

    mon bout de champ c’est un grillage
    sur lequel est écrit :

     » parce que tu t’y connais ?  »
    -oui et non.

    pourquoi ne pas critiquer
    le champ du voisin ?
    Peut-on se le permettre ?
    (
    moi, oui, je ne connais personne
    je peux même être con
    )

    oui, une idée
    « peut-être » que « ça ne se voulait pas de la poésie »
    et que donc
    tout ce que j’avais pu dire
    n’avait de prise

    après y a une discussion
    signé l’internaute ( le faux )

  28. cp

    « On » a effectivement beaucoup de veines
    et de dire ici
    qu’il faut lire le livre l’insurrection qui vient, du comité invisible
    chez La Fabrique
    Pourquoi « on » dit ça (on s’t’un con! comme disait un de mes collègues)
    parce que
    ce n’est pas pour les solutions de la fin, romanesques, formules d’intellectuels aristocrates comme le blocage des trains et les pannes informatique, la pénétration des réseaux, etc. ça c’est bien mais ça sera toujours au détriment des pauvres types (je m’excuse je préfèrerait toujours les pauvres types, et d’ailleurs, en lisant Maîtres Anciens, de T Bernhard, je suis conforté dans mon texte qui avait été reproduit ici sans mon autorisation, car je n’ai rien dit de plus que ce qu’il avait écrit dans ce chef d’oeuvre de méchanceté!) oui, les pauvres types qu’un jour ou l’autre « on » laissera quand on aura l’assurance de notre place ou quand notre pouvoir sera enfin accru par nos actions.
    Donc, ce n’est pas pour cela que je trouve intéressant ce livre, mais pour ce qu’il dit à un moment donné de la littérature, et j’étais même plutôt contre au début, mais en fait il ne faudrait regarder ce qui fait un hic dans notre tête, ne regarder que cela dans un livre, ce qui provoque un total rejet : en page 73, il est écrit ceci
    « C’est une thèse défendue et défendable que la littérature moderne naît avec Baudelaire, Heine et Flaubert, comme contrecoup du massacre d’Etat de juin 1848. C’est dans le sang des insurgés parisisiens et contre le silence qui entoure la tuerie que naissent les formes littéraires modernes – spleen, ambivalence, fétichisme de la forme et détachement morbide. L’affection névrotique que les Français vouent à leur République – celle au nom de quoi toute bavure retrouve sa dignité, et n’importe quelle crapulerie ses lettres de noblesse – prolonge à chaque instant le refoulement des sacrivices fondateurs. Les journées de juin 1848 – mille cinq cents morts durant les combats, mais plusieurs miliers d’exutions sommaires parmi les prisonniers, l’Assemblée qui accueille la reddition de la dernière barricade au cri de « vive la République! » – et la Semaine sanglante sont des taches de naissance qu’aucune chirurgie n’a l’art d’effacer. »…
    Bon, tout ça c’est un peu des belles formules aussi, et le style anar est un peu trop voyant, mais tout de même, « on » pourrait peut-être se demander si aussi ce qui pousse à la reconnaissance frivole ne se fait pas également sur le dos des banlieues (où ça agit et pense bien plus que dans les milieus autorisés et qui en auraient la possibilité)
    En lisant Maître Anciens, je me dis que finalement, les artistes de ce pays sont bien souvent les pires ennemis de l’actuel, de l’époque, dont ils préfèreront toujours le terme d’épopée.

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