[News de la blogosphère] émission du 11 novembre (11 H)

[News de la blogosphère] émission du 11 novembre (11 H)

novembre 10, 2007
in Category: News, UNE
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Le 4 novembre, nous avions consacré une grande partie de l’émission à présenter des sites littéraires. Cette semaine, une grande partie de l’émission vidéo-live de Libr-critique sera consacrée aux livres reçus depuis 15 jours. En dossier, nous parlerons, des littératures (narration et poésie) qui constituent leur langue selon une logique mimétique des langages sociaux et politiques à partir  — entre autres — des livres de Hugues Jallon, de Jérôme Mauche et Emmanuel Adely.

[+] Sites littéraires :
— Le site de la revue Action Restreinte.
— Le site de Fanette Meller.
— L’émission tracks d’arte : interview de Montessuis et de Toeplitz.

[+] Présentation des livres reçus :
— Hugues Jallon, Zone de combat, éditions verticales.
— Emmanuel Adely, Édition limitée, éditions Inventaire/Invention.
— Emmanuel Adely, J’achète, éditions Inventaire/Invention.
— Jean-Marie Gleize, Film à venir, éditions Seuil, collection Fiction & co.
— Antoine Bréa, Méduses, éditions Le quartanier.
— Tarek Noui, Serviles Servants, éditions Léo Scheer, collection Laureli.
— Thomas Braichet, Conte de F_____ , éditions POL.
— Revue GPU n°0 + N°1.

[+] Dossier :
J’ai mis en évidence, cette semaine à travers une critique du livre de Michèle Dujardin, que la question du lyrisme si elle se posait manifestement encore, cependant, impliquait que l’on réfléchisse, en quelque sorte, à sa pertinence, à sa liaison historique au contexte.
C’est en ce sens que je notais, et ceci me référant à la définition hölderliennienne du tragique moderne et de la conscience nostalgique chez Novalis, que le lyrisme, au sens où le reprend Michèle Dujardin, à la fois par son langage et par ce qu’il véhicule intentionnellement comme rapport au monde, traduit en fait une forme de retrait du monde, de volonté de s’en séparer pour retrouver, par une forme de transcendance incarnée dans la langue, une vérité voilée, une vérité effacée.
Une telle posture, si elle concorde bien avec une modalité possible de l’être humain, si elle concorde bien avec un vécu de sens possible, toutefois, fonctionne selon une constitution auto-référentielle, qui n’agit plus en rapport au monde, qui n’est compréhensible, que par celui qui est déjà dans ce type de relation.
Face à cela, si on considère entre autres, par exemple J’achète d’Emmanuel Adely, ou bien Zone de combat de Hugues Jallon, ou encore La loi des rendements décroissants de Jérôme Mauche, nous rencontrons un langage tout autre : il se constitue dans une sorte de mimétisme par rapport aux langages constitués dans des dimensions symboliquement instituées de la société. Ces expériences de littérature, semblent reproduire d’autres langages. Certes, mais chaque texte apparaît selon une forme particulière et propre.
Ce que je me propose de discuter, c’est la possibilité de constituer une typologie de ces langages littéraires mimétiques, et de là, voir en quel sens il serait possible de réfléchir des topologies précises pour leur actualisation réelle. /PB/

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rédaction

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1 comment

  1. gaelle

    bon j’ai – enfin – pu voir votre émission en direct de votre lit, et les problèmes que vous soulevez me paraissent importants. Je ne sais pas si vous avez lu le bouquin déjà ancien de Paul Ardenne, « Un art contextuel », qui revient sur ces pratiques en contexte, Matthieu Lorette et Cie. Pratiques déjà elles-mêmes plutôt anciennes, comme tu le soulignais Philippe, et moins posées en poésie. Je crois qu’en poésie – en littérature – il y a une espèce de force d’inertie qui est due à l’usage de l’imprimé : là où la diversité des mediums – et des médias – est un état de fait depuis longtemps dans les arts plastiques, ce qui laisse la place à ces pratiques qui en sont une forme d’extension logique (tableau > collage > environnement > installation / implication du spectateur, envahissement de son espace > sortie de la galerie, in situ > sortie (partielle) du cadre institutionnel pour intégrer d’autres circuits. c’est très schématique mais il y a un peu de ça), en poésie, malgré toutes les pratiques de poésie sonore / visuelle qui ont tenté une sortie du livre, on en revient toujours à l’imprimé. Ce n’est pas tout à fait la question que tu poses, mais je pense que ces deux problèmes sont étroitement liés. Une poésie qui sort du contexte littéraire, poétique, et artistique, pour aller ailleurs, ne peut le faire qu’en sortant dans un premier temps du livre, c’est une évidence (pour aller ailleurs que dans la galerie). Mais une telle sortie implique aussi, en retour, de considérer le livre pour ce qu’il est, c’est à dire un medium possible, parmis d’autres possibles. Plus précisément, il implique de considérer le livre comme un medium. Or le livre, dans la poésie « classique », n’est pas considéré comme un medium. La littérature étant considérée comme un art allographique, dans lequel la reproduction à n exemplaires du texte n’affecte pas son statut d’original contrairement aux arts plastique cf goodman, on ne prend pas – peu – en compte cette donnée. Les tentatives de poésie contextuelle, qui sortent du livre, obligent au contraire à considérer le livre à la fois comme un medium et un lieu institutionnel. Ce que font aussi me semble-t-il les poésies qui usent des langages sociaux et politiques, selon un principe quasi inverse. Ces poésies là, qu’elles soient mimétiques ou ready-mades, en implémentant ces langages dans le livre, créent une tension qui certes dit quelque chose de ces langages, en se les réappropriant, comme le disait Hortense, mais elles disent aussi en retour quelque chose sur le livre en tant que lieu institutionnel, ou du recueil et de ses blancs comme créateur de « poéticité » (voir Cadiot). Là on est dans la logique du ready-made, duchampien ou non, au sens où le déplacement donne certes à voir l’objet déplacé sous un nouveau jour, mais met aussi quelque chose à jour quant au lieu qui accueille cet élément là, invite à en questionner le rôle d’opérateur de (opérateur d’articité, de poéticité). c’est donc effectivement la question du lieu qui est posée, comme tu le dis Philippe.

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