[Texte - 3] Claude Favre, A.R.N._ Agencement Répétitif Névralgique_ Voyou [Dossier : Claude Favre ou la poésie comme langues de guingois]

[Texte – 3] Claude Favre, A.R.N._ Agencement Répétitif Névralgique_ Voyou [Dossier : Claude Favre ou la poésie comme langues de guingois]

juin 28, 2013
in Category: créations, UNE
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La parution en juin de Vrac conversations (Editions de l’Attente), Métiers de bouche, ijkl (Ink), sans oublier ses contributions à la revue Aka et à divers sites, marque le lancement du grand dossier consacré à celle qui est tombée en langues de guingois – vlang ! Jusqu’à l’automne prochain, seront publiés une notice biobliographique, des analyses sur l’œuvre et, par fragments, un long inédit dont le titre commence par A.R.N. (Agencement Répétitif Névralgique) pour offrir un clin d’œil à l’auteur de cette appellation (Fabrice Thumerel). [Lire la deuxième livraison]

Elle dit les êtres et les choses, les animaux  nous sommes, se demande sommes, rien, que, peines semblables, corps fleur des bois, la douleur est le pire ami de l’homme, celui à qui prend d’étranges détours d’étranges manières de tuer, les autres, et sous couvert de bonnes pensées droites, infligeant douleurs tuent, simplement et à mille manières,  pour leur bien on dit, de ce qu’ils entendent, sortis de la nuit, qu’est-ce, ce qu’ils entendent de la nuit on se demande, peste de nos croyances qui tuent sans s’étonner, les livrent aux tribunaux à nos plaisirs et aux couteaux, quand nous ne

 

 

Elle dit le présent c’est Mémé à table même qu’elle vous gave c’est quand elle parle du passé vous gave l’avenir c’est les enfants qui revendent leurs cadeaux après les fêtes si magiques que ça vous gave ceux qui râlent même si si, loin loin si loin c’est qu’il y a des raisons sans doute on dit quand, on est pauvres toujours tort vous c’est évident la vie, c’est évident on ne doute pas tellement trêve vous dites Mémé n’en a plus pour longtemps et de l’argent bien besoin si on se faisait un voyage voyager ouvre l’esprit dites à vous, petit ménage et d’objets encombrés, quand elle, dit non, presque, non, plus, plus

 

 

Mots, fous, extraits cailloux, peut comprendre on, prendre on sait, et déchirés par le texte elle dit on convoque et retrouvailles, tête sous tête rien peu rien à, elle dit faut pas exagérer, je parle de ce cheval, piaffe mon cœur, alezan dans le soleil, son nom bat mon cœur,  je lui enlève et le velours de ses naseaux le frémir sous ma main et le pavé qui claque sabot, je parle je crois, non c’est soustraire, cuirs c’est mensonge, reste le mot cheval reste le mot bat pouls tête à langue du dedans saigne tête fêlée, ruer, et le velours des peaux, ton œil à parti

 

 

 

 

 

Appris, d’où l’on revient, des comédies virgules en perfusions, ne dit pas je ne dirai, pas, elle ne dit rien tout simplement et elle dit trop elle sourit simplement je me suis réveillée un jour c’était des jours après, c’était après, c’est ça on me l’a dit, après c’est quand, n’imagine pas, non, si, se taire tout désespérement, se taire, non, et écouter chaos entre une année l’autre il n’y eut plus de jour il n’y eut plus de nuits que le silence des mots, il n’y eut plus

 

 

Elle dit entre enfoui et perdu, l’espoir elle dit oh la là je vais me faire un effort, amstragram espoir, ça y est je me souviens l’espoir, ça, comme c’est quand, me revient, comme ça, il y aurait des temps, hiver, codicilles, hiver, le monde se replie, argent contre espoir, limites la famille à, une personne qui fait des enfants ne peut être totalement, à n’aimer la vie on fait des enfants principe, par principe on n’aime pas les enfants par principe n’existent avant que d’être, non je ne savais elle dit qu’on aimait tant l’abstraction, s’aimer soi à enfants, ce bonheur, se à soi se prolonger, qui tient la route ça, roule ma poule nids à,  après moi monde déluge

 

 

Elle dit la vérité n’est pas l’exactitude, ni étoiles ni promesses pelures, les pépins, et la mouche peut bien se faire, allez, elle dit je n’ai lieu, laissez-moi boire ce vin tombe à, corps puisqu’il, n’importe que, seule suis, un jour encore, que la grammaire, toujours, puisque d’ailleurs que la grammaire, elle dit je veux la grammaire vivre

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rédaction

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