[Texte] Daniel Pozner, extrait de Défense, illustration, impatience et épluchures de la langue française

[Texte] Daniel Pozner, extrait de Défense, illustration, impatience et épluchures de la langue française

septembre 26, 2019
in Category: créations, UNE
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[Texte] Daniel Pozner, extrait de Défense, illustration, impatience et épluchures de la langue française

Ça n’a ni queue ni tête… plus encore qu’un inventaire à la Prévert : à nous de reconstruire une polyphonie à partir de ces « épluchures de la langue française » – de ces bribes prélevées dans le Verbier de notre monde social…
En avant-première, cet extrait d’un livre prometteur que Daniel Pozner va publier très prochainement (c’est une histoire de semaines) dans la collection « Pli » des Presses du réel : Défense, illustration, impatience et épluchures de la langue française.

 

Je rêve ou je travaille

Chanter comme elle un peu

Interrogatoires quasi journaliers

Machin compliqué

Ça va très vite

Incompréhension totale

Des choses brèves

Pénombre et magnifiquement éclairées

Yeux déjà mourants

Énième remake

Lourde épaisse cette masse s’est doucement déversée sur

Il a trouvé le ton juste

Un plongeur traverse en apnée

Le mot n’est mentionné

Découvert en bordure d’un sentier

Contre le reste de l’univers

Une salle à moitié vide

Les sirènes ont retenti et l’eau est montée

Notes sur l’air et  le vent

Bien des interrogations

Funèbre dédiée à une certaine idée

Qui n’a ni queue ni tête

A ajouté une autre camarade

Certains caractères manquent de finesse

Aux murs propices aux griffonnages

Il n’y a rien à décrypter

Coupes de

Pétillant

Au premier plan

Lumières tourbillonnantes ces lumières

Apercevoir plus tôt

Le fabuleux subterfuge

Par derrière

Par le jardin de la voisine

Si je tombe vous tombez

Usé de la même prudence

Précautions redoublées

Est pour le moins rocambolesque

Bien sûr on peut faire la moue

Calmer le vent de panique en déclinant les éléments de

Dès lors tout va se détraquer

Et une sacoche remplie de clous

Par une porte dérobée : cela n’a pas été un caprice

Baraques de fortune en bois

Et les caravanes

Ont été durement touchées

Le badinage et les colères

Pluie d’étoiles filantes

Un café très noir

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rédaction

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