[Texte] Sébastien Ecorce, Modulatio

[Texte] Sébastien Ecorce, Modulatio

juillet 1, 2018
in Category: créations, UNE
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[Texte] Sébastien Ecorce, Modulatio

Nous remercions Sébastien Ecorce de nous avoir donné ce subtil extrait d’un travail en cours : passionnant !

Des possibilités de modulation, des constantes près la voix, rotationnelle, sans savoir ce que l’on enregistre, grumellement des signes, fréquence des ondes perturbées, interférences des objets exténués, sans savoir ce que l’on enregistre, situés, dans l’ordre du vide et de la charge, la surface des nappes, des couleurs des masses qui s’attirent, une activité motrice un champ d’interface, sans savoir ce que l’on enregistre, sans savoir, non voyant, non, gradient du non soumis à la force du non, une résolution, à générer du voyant, du non voyant dans voyant, sans savoir ce que l’on enregistre, de cette charge ponctuelle, entre vide et vide, un potentiel kinétique, un tremblement dans le mouvement du sans savoir, du non voyant qui génère, la relation au voyant, la relation au tronc des pertes dans la relation, de la marche à quelle distance de l’éveil dans celle du non voyant, dans la vigilance même, de ne pas savoir ce que l’on enregistre, variable et continu, une seule direction en s’élargissant, se glisser à l’eau des pentes au figures tactiles, défilé ou faisceau des hauts parleurs une longueur d’onde, tempête veineuse sous la voute dense des fonds,

 

Un petit volume élémentaire : au milieu la gorge élémentaire : centré au point de résistance, à l’intérieur, un dehors très fluide, et occupé par le dehors, un dehors-dedans, au point de résistance,  entre deux instants de gorges, très voisins, entre deux points qui voisinent, entre deux points qui brouillent, une certaine quantité entre dans le volume de gorge, entre deux instants, il ne peut y avoir d’incursion, il ne peut y avoir d’intrusion, sans l’espace de deux instants, sans une petite élévation de la masse volumique, de la prise au milieu, gorge, à l’intérieur très fluide, s’il n’y a ni fuite ni source, s’il n’ y a l’intervalle de temps, la variation de masse du petit volume élémentaire, le passage par les parois de celle qui s’en réchappe, le paysage fluide, entre deux instants, entre deux bornes, entre deux frictions, entre deux mains élémentaires, la densité du courant à la vitesse de surface de son écoulement,

 

On raisonne par l’absurde : on pose : un espace : une région de l’espace : ou un sous espace : un repère qui n’est jamais donné : on raisonne par l’absurde : tu vois ce que cela peut être : par l’absurde : le raisonnement apagogique : tu vois : tu pourras y trouver ton champ : tu verras, tu pourras y croiser différents types de champ : les coordonnées de tel ou tel point : tu pourras y cerner l’atmosphère en chaque point : en chaque point de sa région : ou de sa sous-région : tu verras : c’est cela raisonner par l’absurde : c’est prendre par la vitesse et la pression le monde et son terme : son terme et suite de termes, entre le monde et monde : c’est tout aussi prendre le monde, que le monde en monde, terme par terme : que prendre le terme du terme par la température et toute forme de contact : en chaque point de la région : sous-région : on pose nous est donné par des nombres : on pose nous est donné par chaque point : il faut poser son point : une partition de points : il faut poser son corps dans cette partition dépliée : je pose mon point est né au pli d’un point : et pour caractériser le pli, il y faudrait une ruine de point : non, bien sûr que non : il ne s’agit pas de céder aux privilèges de la falsification : pour caractériser le nombre en chaque point : on raisonne par l’absurde : tu vois : on détermine pour voir : on voit pour déterminer : la partition nous fait voir : elle est presque une descente infinie : alors on détermine pour voir : et on voit pour déterminer :  le vent en chaque point : ou la trace en chaque terme : ou le terme en chaque occurrence : ou la masse en chaque point : ou le point en chaque silence :

 

tu vois : on raisonne par l’absurde : on raisonne dans l’atmosphère d’un corps solide : ou de plusieurs corps solides : ou de corps fluides : on raisonne dans la vitesse et l’accélération des corps solides : on choisit un repère : mais ce n’est pas tout à fait vrai : ce serait plutôt lui qui nous choisit : le repère : il nous vient, nous bouscule avec ces petites coordonnées : tu vois : ces petites coordonnées dans la position du point : tu vois : tu ne peux pas dire que tu vois si tu ne raisonnes pas par l’absurde :  tu dois être capable comme tout point d’être attaché à un nombre, comme celui de t’enfoncer dans l’absurde, d’y être attaché : elles ne sont pas toujours centrées, ces petites coordonnées : elles ont des composantes, elles décrivent des champs et des champs, ces petites coordonnées : elles ne produisent pas d’effacement : tu vois : elles sont plus ou moins indépendantes : les valeurs aussi sont indépendantes du choix : tu vois : et on te donne des gradients : tu ne peux rien faire sans gradient : tu ne peux rien donner sans gradient : il est ton opérateur dans la relation : tu vois : il n’est pas là pour rien : il n’est pas là pour de la figuration : il figure certes : ou davantage il opère : sur plusieurs champs : il est comme un bras qui fait levier sur un plan : tu vois : mais d’une infinité de manière : de voie : de singularité : il définit des axes de vies : le gradient : des relations de vie : il fait jouer la position dans ces axes et relations : tu vois, le gradient fait correspondre : au champ au champ :bande un opérateur différentiel que l’on écrit : sous la forme lumière, un rythme de déplacement : la distance la vue ou parole : la distance ou entaille du point à l’origine de la pulsion : on raisonne par l’absurde : le cœur est un vecteur unitaire dans la direction pulse et recouvrement : nous prenons les coordonnées de l’abattement : le sacrifice peut être sphérique : la douleur après définition a son repère local : la douleur est une constante qui peut très bien être nulle : tu vois : on raisonne par l’absurde : on raisonne par tout déplacement élémentaire : on raisonne par l’absurde : de ne pas refuser son souffle : entre courant et charge : dans la blancheur des écoulements :

 

Et la grandeur réelle peut être extensive ou intensive, le changement dans l’opération continue de la forme, il faut l’entendre, changement, il faut l’entendre, changement et modification, en-deçà du sens intuitif, en-deçà d’une tactilité intermédiaire, d’un niveau déjà spatialisé du passage du point à un autre sans lacune, selon un mouvement à travers tous les éléments intermédiaires , comme modification abstraite à faire passer d’un élément à l’autre,

 

 

 

Quand on parle du comportement local, il s’agit du comportement au voisinage d’un point, ou d’une borne ouverte

Quand on parle du comportement local je te donne un profilage de ce que tu penses

Quand on parle du comportement local, je te donne mal entendre par ce que tu conclus malhabile

Le point est le point extrêmal de l’effacement du regard 

Ce qui entraîne effacement il ne faut l’entendre mécaniquement 

Tu penses vite est un point de nécrose dans la pensée sans appui 

Toute dégradation donne à penser et à voir

Toute déformation est une pince retranchée entre deux points

Toute décomposition est une symétrie revisitée par l’invasion des rythmes d’activité

Tout franchissement ultra perméabilise barrière, dans l’épaisseur d’os vous n’avez que vérification

Toute note est un point in vivo dans l’hétérogénéité des tissus

(….)

Références iconographiques : Kusuma, Tatiana Trouvé et Terry Winters.

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rédaction

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