[Livre] Superadobe de Jérôme Mauche

[Livre] Superadobe de Jérôme Mauche

mars 27, 2006
in Category: Livres reçus
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Jérôme Mauche Superadobe, éditions Bleu du ciel, isbn : 2-915232-26-1, 330 pages, 25€.

4ème de couverture :
Au-delà des constructions nouveaux riches, iconiques et pharaoniques, l’Iranien Nader Khalili, Prix Aga Kahn d’Architecture 2004, a développé un prototype d’habitat – système dit Superadobe. La technique de base de cette construction consiste dans le remplissage de sacs avec de la terre et leur disposition sur un plan circulaire par couches successives. Pour stabiliser l’ensemble, du fil de fer maintient la structure en assise. Parce qu’elle utilise des ressources locales (la main d’oeuvre et la terre), cette entreprise représente un excellent exemple de viabilité (aptitude à vivre d’un organisme).
J.-M. P., Architecture Aujourd’hui, n°238.

Premières impressions :
Jérôme Mauche dès cette 4ème de couverture, nous amène dans l’horizon de la structure, des esthétiques de la construction, des ressources et des efforts pour former celle-ci. D’emblée, nous sommes confrontés à la monstruosité d’un enfant, »atteint d’une maladie appelée progéria statistiquement dans à peu près l’apparence d’un homme de quatre-vingt dix« . D’emblée construction monstrueuse qui appelle moyens et ressources personnels : « Aidez ses parents à réaliser son rêve qui est de récolter le plus de stylos publicitaires, fonctionnant ou pas, afin qu’i puisse se voir inscrit dans ce livre« . Superadobe s’ouvre donc comme la mise en évidence, et ceci dans la disruption, du décadrage constant de la phrase, de la possibilité de construire face à la circonstance, face à toute forme de circonstance. Vies individuelles, architectures, Etats, Construction Européenne, etc = structures, esthétiques de la mise en espace et en circonstance. Cet effort, s’il apparaît avec le foisonnement ininterrompu des petites histoires, des détails de description de lieux, de choses, de bâtisses, de véhicules, d’espaces, reste qu’il est celui d’abord et avant tout, de ce Je témoin, qui approfondit lui-même un espace, s’en fait l’expérimentateur linguistique. Car c’est bien une sorte de résistance dynamique dans lequel la narration hachée nous entraîne. Résistance dynamique aux événements, à l’anodin qui implique des rapports de spatialisation, de structuration de la circonstance.
Avec Superadobe, Jérome Mauche semble poursuivre son travail d’exploration tout à la fois de Fenêtre, porte et façade, [du fait de cette omni-présence des éléments de spatialisation et de leur juxtaposition rapide, et sans cohérence accentuée par le fait que « l’usage de la langue tombe régulièrement sur le plus mauvais coté de la pièce ou quelque fois sur son tranchant » (FPF, p.62)] et d’Electuaire du discount, qui proposait un certain nombre d’application et de zone d’application de l’électuaire, « substance employée pour combattre la maladie« , électuaire transformé en anecdotes tranchantes rapide, aux narrateurs distincts.


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rédaction

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