[recherche] Une limite du principe d'économie (à propos de Charles Pennequin) par Philippe Boisnard

[recherche] Une limite du principe d’économie (à propos de Charles Pennequin) par Philippe Boisnard

janvier 18, 2006
in Category: recherches
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L’économie qu’elle soit politique, financière ou psychologique tente toujours d’instrumentaliser l’homme, de s’en servir comme moyen, ceci par son enfermement dans des catégories et en postulant un principe de réalité et d’identité vis à vis de sa singularité. L’individu devient ainsi comme l’a expliqué Klossowski, monnaie vivante, tout reste est occulté, toute obscurité lui est déniée. C’est là, entre autres, le triste tableau que dresse Adorno dans Minima Moralia : l’homme obéit à la sélection sociale, et toutes ses relations de même dérivent des seules possibilités ouvertes par la société marchande. « L’aliénation des hommes se révèle précisément à ce qu’on ne ménage plus aucune distance (…) maintenant c’est la droite le plus court chemin entre deux personnes, comme si ce n’étaient que deux points » . L’économie, et plus exactement les conventions qui régissent le lieu où l’individu demeure, fait de lui un lieu empli de conventions, qui obéit aux lois prescrites. Toute vie nue, toute vie détachée de la société et de son déploiement symbolique sont proscrites. [lire +] pdfimage fichier PDF

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rédaction

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