[LIVRE] Grégory Haleux, Troublant trou noir

[LIVRE] Grégory Haleux, Troublant trou noir

septembre 19, 2007
in Category: Livres reçus, UNE
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haleux-noir.jpg Grégory haleux, Troublant trou noir, éditions Cynthia 3000, 64 p.
ISBN : 978-2-916779-02-7.
Prix :7 €.
[site].

4ème de couverture :
haleux.jpg Toute clôture de caractère interne et circulaire n’a pas sa place à l’intérieur d’un texte où tous les signes convergent. Cette coulée continue n’est pas extérieure ni indifférente à la forme. Le texte passe d’un ordre à un labyrinthe, trompe les esprits par sa propre absence. Son développement n’est lié à aucune conclusion. Il nous invite à nous rappeler qu’il ne saurait y avoir contradiction qu’entre deux mots. À cette page du livre, on n’a pas approché le texte; enfermé dans des textes comme celui que vous pouvez lire.
De tout cela, je ne suis pas sûr.
C’est quelque chose que je ne connais pas.

Premières impressions :
Ce petit livre de Grégory Haleux est tout à la fois une réflexion sur la nature du langage et une création poétique, ou encore, voulant parler dans la distance de l’acte d’écrire (acte de réflexivité), il le sait, il ne peut être que pris par cet acte lui-même qui fonde de fait sa propre distance critique.
Ce texte est en quelque sorte une phénoménologie du rapport de la conscience à l’écriture qui provient d’elle. Non pas phénoménologie de l’écriture qui provient de la conscience, mais de la conscience en rapport à sa propre écriture. Cette phénoménologie est immédiatement reliée à Artaud, qui ne quittera jamais le texte, qui le hantera de sa noirceur, de cette noirceur d’angoisse qui l’amenait à s’écrier : « il manque une concordance des mots avec la minute de mes états ». C’est en ce sens que Grégory Haleux explore cette distorsion entre l’être et son dire, cette différance au sens de Derrida, à savoir cette distance entre la représentation et la présence qui sans cesse tout à la fois souffle le dire dans la conscience et s’échappe de ce qui est dit : « mais la parole seule se fissure, je connais les mouvements d’un monde de folie, il y a un sacré décalage spirituel, et c’est pourquoi la conscience ne traduit peut-être pas » (p.57)./PB/

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rédaction

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